Tournée Star Académie : grandiose!

Andréanne, NOTRE Andréanne, s'est très, très bien débrouillée.... (photo Productions J)

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Andréanne, NOTRE Andréanne, s'est très, très bien débrouillée. Elle s'est bien défendue avec le hip-hop des Loco Locass (photo), sa composition L'autre rive a été chaudement applaudie et elle a brillé avec sa désormais célèbre interprétation de Alors on danse, de Stromae.

photo Productions J

Marie-Ève Lambert

Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

Il fallait s'y attendre: la tournée Star Académie 2012 allait offrir quelque chose de grandiose aux 12 000 spectateurs entassés dans le Centre Bell, jeudi soir, pour la grande première de «la plus grosse production québécoise ever», selon ce qui a été avancé. Et c'est effectivement quelque chose de grandiose qu'on a vu.

Entre pyrotechnie, projections sur écrans géants, crachements de flammes, éclairages aussi nombreux que variés, bataille d'oreillers, coup de canon et tendances comédie musicale dans les chorégraphies, on sentait que la grosse machine avait mis le paquet pour en mettre plein la vue.

Après une revue des meilleurs moments de la quotidienne et des galas dominicaux, le coup d'envoi a été donné par les 14 académiciens, lampes de poche en main, avec lesquelles ils ont formé, notamment, le titre de «leur» chanson, Toi + Moi. Ont suivi six medleys aux styles aussi variés que les chansons qui les composaient: medley du gagnant, pop, coquin, rock, folk et dance.

La deuxième partie, rassemblant les trois derniers thèmes mentionnés, a d'ailleurs surpassé d'une bonne coche la première, plus fade, et le spectacle a culminé lors du dernier bloc musical, alors que le Centre Bell s'est soudainement transformé en méga-discothèque au rythme des éclaboussures des académiciens qui s'en donnaient à coeur joie pour une chorégraphie dans... un bassin d'eau!

Malgré six grands thèmes, on sentait que les gens de Productions J avaient travaillé fort du côté de la mise en scène pour créer une ambiance propre à chaque chanson interprétée. Si on y parlait de feu, dans Allumer le feu, il y avait du feu. Quand Joannie chantait Je voudrais voir la mer, on la voyait, la mer, sur les nombreux écrans géants qui surplombaient l'imposante scène. Pour Moves Like Jagger, c'est le rétro qui s'est invité, tandis que pour l'Hymne à Québec, c'est la flamme patriotique et le Fleurdelisé qui ont servi de décor.

Oui, visuellement, on ne pouvait demander mieux. Côté technique, mise en scène, etc. aussi. Normal: les «artistes» qui ont travaillé dans l'ombre avaient de l'expérience, une feuille de route dans le monde du spectacle. Quoique, côté styliste, la porte était ouverte à se poser des questions... Mais bon.

Belles et moins belles surprises

Les académiciens, toutefois, étaient un peu novices dans le domaine. Pas qu'ils se soient mal débrouillés, non; de toute façon, leurs fans leur pardonneront les quelques accrocs. Seulement, leurs quelques interventions inter-chansons manquaient de tonus. Certains se montraient beaucoup moins à l'aise que d'autres sur scène. Et quelques-uns ont même faussé.

Tous les détails dans notre édition de samedi

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