Kim Normandin, artiste-peintre : bien plus que la portraitiste de Mélissa de Star Ac!

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Pour arriver «à un blanc riche, avec une... (photo Janick Marois)

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Pour arriver «à un blanc riche, avec une profondeur, plutôt qu'un blanc plate», Kim Normandin applique d'abord... une couche de peinture d'une couleur très foncée sur toute la toile.

photo Janick Marois

Marie-Ève Lambert

Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Saint-Césaire) Le nom de Kim Normandin ne vous dit peut-être pas grand-chose. Mais si on vous parle de l'artiste-peintre qui a remis son portrait à Mélissa, de Star Académie, alors là, vous connaissez. Si ce moment haut en visibilité a permis à la Césairoise d'aller chercher quelques élèves de plus pour ses classes de peinture et de recevoir un premier appel pour exposer ailleurs que dans la région - à Gatineau -, il ne représente qu'une seule réalisation en 25 ans de carrière. Kim Normandin se penche présentement sur Blanche, une série à laquelle elle aimerait bien voir son nom associé.

«J'ai toujours eu des périodes de création différentes - naïf, floral, portrait -, explique-t-elle, mais celle-là, j'aimerais qu'elle ne change pas trop, tout en évoluant, bien entendu. J'aimerais que mon nom soit associé à quelque chose de précis, de particulier, éventuellement. Et de toutes mes séries, Blanche est ma préférée. Pour que je cultive la passion de la peinture, il faut que j'aie des défis, et celle-là en est un. C'est tout un défi de représenter quelque chose avec le moins de couleurs, le moins de lignes, le moins de formes possibles.»

Avec cette série, c'est aussi la première fois depuis qu'elle a commencé à peindre, à l'âge de 7 ans, qu'elle n'utilise pratiquement pas le pinceau. Seulement la spatule, indique l'artiste de 32 ans.

Mais pourquoi le blanc? «Dans la chromothérapie, le blanc représente le calme, une espèce de vide qui n'est pas vraiment vide parce qu'il annonce que quelque chose s'en vient, fait valoir Kim Normandin. C'est arrivé à une époque de ma vie où j'étais surchargée, et j'ai eu envie de faire en sorte que ça respire.»

Pour arriver «à un blanc riche, avec une profondeur, plutôt qu'un blanc plate», Kim Normandin applique d'abord... une couche de peinture d'une couleur très foncée sur toute la toile. «Ensuite, j'en applique une un peu plus pâle, puis encore plus pâle, et plus pâle, jusqu'à arriver au blanc, laisse-t-elle savoir. En tout, il y a cinq couches de fond avant d'arriver au bon résultat.»

De là, elle regarde ce qui se dégage des taches - la peinture y est appliquée par petits coups plutôt que de manière uniforme - et travaille à partir de ce que son imagination lui suggère.

«Je n'ai pas encore trouvé le bon terme pour décrire ce style-là, mais je pense que l'"émotionnisme", expression qui vient du peintre québécois André Desjardins, s'en rapproche le plus... sans être tout à fait ça.»

Tous les détails dans notre édition de mercredi

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