En toute intimité avec l'auteur R. J. Ellory: une vie digne d'un roman!

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«Lorsque vous écrivez une histoire de peur, de... (photo Maxime Sauvage)

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«Lorsque vous écrivez une histoire de peur, de haine, il est difficile de ne pas tracer de parallèle avec votre propre expérience. Un écrivain ne peut éviter cela», dit R. J. Ellory.

photo Maxime Sauvage

 

Dominique Talbot
La Voix de l'Est

(Knowlton) Écrire, écrire et encore écrire. C'est la vie de R. J. Ellory depuis un certain jour de novembre en 1987 où il a découvert sa vocation. Puis cette longue attente de 15 ans entre l'écriture de son premier polar et la publication d'un de ses récits. Rencontre avec un être d'exception, qui était de passage à Knowlton en fin de semaine dans le cadre de la première édition des Printemps meurtriers de Knowlton.

Souffrir pour mieux écrire. Roger Jon Ellory y croit. Entre une enfance malheureuse comme seule condition pour écrire une oeuvre ou une enfance ouatée, il choisit le malheur. Entre s'endetter pour produire et la sécurité, il s'endettera.

Autrement dit, l'écrivain n'échappe pas à sa condition. «Lorsque vous écrivez une histoire de peur, de haine, il est difficile de ne pas tracer de parallèle avec votre propre expérience. Un écrivain ne peut éviter cela», explique l'auteur de polars.

Et l'auteur anglais natif de Birmingham sait de quoi il parle. Son père est parti avant sa naissance. Adopté alors qu'il n'avait que quelques mois, un voleur le retrouva abandonné dans la maison de ses parents adoptifs. Sa grand-mère et sa grande-tante feront des pressions sur sa mère biologique, une danseuse et actrice, pour qu'elle le reprenne. Ce qu'elle fit, mais elle décède des suites d'une pneumonie alors qu'il n'a que sept ans.

Sa grand-mère le prend alors en charge, mais sa santé fragile la pousse à le placer dans un orphelinat pendant neuf ans. Il en sort à 16 ans et sa grand-mère décède la même année. Il n'a jamais connu son grand-père. À 17 ans, il ira trois mois en prison pour braconnage, plus exactement pour avoir volé un poulet. Autrement dit, à 17 ans, il aurait pu en avoir déjà 56. Mais l'auteur est, de son propre aveu, une personne calme et sereine.

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