Son album, un éponyme, sera disponible mardi. Elle lancera officiellement sa galette le lendemain, dans la grande ville bien sûr.
Il est rare qu'un premier album soit aussi attendu. Et si on se concentre uniquement sur les lauréats du Festival de la chanson, ça remonte à l'époque de Pierre Lapointe, au début des années 2000, que le premier album d'un gagnant de Granby suscite autant d'intérêt.
«J'ai hâte que les gens entendent ça, lance l'Acadienne à l'autre bout du fil. Les gens du coin vont s'y retrouver, ils connaissent au moins trois ou quatre tounes qu'il y a là-dessus.»
On n'a pas encore écouté l'album (on l'a pas encore reçu!), mais on reconnaît effectivement des titres comme Câlisse-moi là, Avoir su, J't'écris une chanson d'amour et Aujourd'hui, ma vie c'est d'la marde, toutes des chansons qu'elle a faites en 2010, l'année qu'elle a été couronnée, ou l'an dernier, lorsqu'elle était revenue comme invitée.
«J'ai adoré travailler avec Louis-Jean Cormier (Karkwa), qui a réalisé l'album. Le gars a une super oreille et, surtout, il respecte l'artiste et ses idées. Il a compris exactement ce que je voulais faire. Honnêtement, je suis très heureuse du résultat.»
Et ce que Lisa voulait, c'est que ses tounes soient enrobées au minimum, qu'elle garde le plus possible leur force brute.
«Si on ajoutait un instrument ou un truc, c'est parce que c'était essentiel à la chanson. Sinon, on gardait ça de même. Je voulais que ça soit raw le plus possible.»
Quand on lui a demandé ce que représentait ce premier album, sa réponse a presque été décevante.
«Tu voudrais probablement que je te dise que c'est un aboutissement, mais moi, je vois ça surtout comme un cadeau à faire à ceux qui me suivent depuis quatre ans. J'étais tannée de rien avoir à donner aux fans. Là, ils vont avoir quelque chose à se mettre sous la dent. Enfin.»
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