Le boss est mort : un cadeau pour Benoît Brière

«C'est quelque chose que je n'avais jamais fait,... (photo michel pilon)

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«C'est quelque chose que je n'avais jamais fait, dit le comédien Benoît Brière. Quand tu es seul sur scène, tu as énormément de pression du public. Au niveau du par coeur aussi. Surtout avec cette pièce-là, je ne peux pas improviser, tout le monde connaît les monologues d'Yvon Deschamps.»

photo michel pilon

Marie-Ève Lambert

Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Granby) Benoît Brière en a eu des rôles dans sa vie. Au théâtre, à la télévision, au cinéma... Il a été le M. Jourdain du Bourgeois gentilhomme de Molière, le Bousille de Bousille et les justes de Gratien Gélinas, le Figaro du Barbier de Séville. On l'a vu dans les longs métrages La Grande Séduction, Le sens de l'humour et, à la télévision, en tant qu'Olivier Guimond (Cher Olivier), dans Juliette Pomerleau ainsi que Musée Eden, sans oublier ses 14 ans en tant que porte-parole de Bell Canada, pour n'énumérer que ceux-là.

Mais le personnage qui l'habite depuis le 15 février 2011, celui du «gars de la shop» des premiers monologues d'Yvon Deschamps, est son «plus beau cadeau professionnel», dit-il sans équivoque.

«Le boss est mort, c'est un immense honneur. C'est quelque chose d'immense basé sur l'oeuvre immense de quelqu'un d'immense. C'est un défi que j'essaie de relever à chaque soir par respect pour tout ça.»

Présentée ce soir au Palace de Granby, la pièce de théâtre écrite par Deschamps lui-même est inspirée de ses premiers monologues et de son premier personnage. Le gars de la shop y vit désarroi et remises en question à la suite du décès de son patron, qu'il idolâtrait.

Benoît Brière est seul sur scène pendant deux heures. Une expérience qu'il considère comme son premier one man show. «C'est quelque chose que je n'avais jamais fait, indique-t-il. Normalement, je suis un joueur d'équipe. Quand tu es seul sur scène, tu as énormément de pression du public. Au niveau du par coeur aussi. Surtout avec cette pièce-là, je ne peux pas improviser, tout le monde connaît les monologues d'Yvon Deschamps.»

«Mais ça a un bon côté. Si j'ai un blanc, j'ai juste à demander aux gens dans la salle», ajoute le comédien, mi-sérieux.

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