Nouveau complexe serricole à Granby

Spécialisée dans la production et la vente de... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Spécialisée dans la production et la vente de légumes certifiés biologiques, Fraîcheur urbaine a démarré ses activités rue Denison Ouest, à Granby. Manon St-Louis et Gilles Pelletier en sont propriétaires.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Le site autrefois occupé par les Serres Potvin, rue Denison Ouest à Granby, a repris vie. Un duo d'associés y a implanté un nouveau complexe serricole, Fraîcheur urbaine, spécialisé dans la production et la vente de légumes certifiés biologiques.

Fraîcheur urbaine a officiellement pris son envol vendredi, alors que son kiosque de fruits et légumes a ouvert ses portes.

Le rêve des Granbyens Manon St-Louis et Gilles Pelletier s'est ainsi concrétisé. Se connaissant depuis longtemps et tous deux gestionnaires de profession, ils caressaient chacun le désir de mettre la main à la pâte - et pourquoi pas dans la terre - dans une petite entreprise qui leur appartiendrait. Au fil des mois, l'idée qu'ils s'associent pour la création d'une entreprise agro­alimentaire s'est imposée et précisée, ont-ils expliqué à La Voix de l'Est, peu de temps avant d'accueillir­ leurs premiers clients.

L'aventure s'est toutefois révélée un peu plus grande qu'ils ne l'avaient prévu. « Je cherchais une petite PME à acheter, mais je ne pensais pas la démarrer », a laissé tomber Manon St-Louis, également consultante en développement­ organisationnel. 

Investissement important

Le duo a jeté son dévolu sur le terrain où se trouvaient il y a quelques années les Serres Potvin, à un jet de pierre du centre-ville. Mais il a pratiquement dû repartir à zéro pour y enraciner Fraîcheur urbaine. Les serres, le kiosque : tout a été refait, note Manon St-Louis. Dans l'opération, un « look fermier », mais résolument « moderne » y a été développé, dit-elle.

Si une première serre à laitues et à fines herbes est opérationnelle, une plus grande serre, où seront cultivés tomates, concombres, haricots, poivrons et autres est actuellement en construction. 

L'investissement n'est pas chiffré, mais il est important, concèdent Mme St-Louis et Gilles Pelletier, ex-directeur général des écocentres de Granby et Waterloo.

Au cours des derniers mois, les propriétaires affirment avoir suivi les formations nécessaires pour la production en serre. Ils sont accompagnés par l'agronome Jacques Thériault, de Climax­ Conseil. Des étudiants de l'école secondaire J.-H.-Leclerc y donnent aussi un coup de main, dans le cadre d'un programme qui vise à leur permettre de développer des compétences de travail.

Manon St-Louis et Gilles Pelletier­ affirment être animés par le désir d'offrir des légumes frais et de qualité, et ce, à l'année. Pour le moment, le kiosque sera ouvert du mercredi au dimanche.

Certifiés Ecocert

Une des plus grandes fiertés des patrons de Fraîcheur urbaine est par ailleurs d'avoir obtenu la certification Ecocert, qui leur permet d'assurer qu'ils font du biologique.

Leur production est encore toute jeune, mais la certification leur a notamment été accordée, car ils ont acheté de la « terre certifiée », précise Manon St-Louis. Sans cela, ils auraient dû attendre trois ans, comme pour les cultures en champs, avant de pouvoir s'afficher­ bio. 

Le kiosque de Fraîcheur urbaine offre des produits cultivés sur place, mais également d'autres producteurs locaux, également certifiés Ecocert.

Un espace cuisine a en outre été aménagé dans le kiosque, car des activités de transformation, pour lesquelles un permis a été obtenu, y seront réalisées. Les clients pourront ainsi éventuellement y trouver quelques produits transformés, comme des potages et des sauces. 

« On a l'intention de valoriser les produits qu'on a. On veut développer des recettes. Je veux questionner les gens pour savoir ce qu'ils aimeraient retrouver dans le réfrigérateur et le congélateur, et savoir ce qui donnerait un coup de main aux familles », note Manon St-Louis. « On aime manger santé et on veut offrir ça ici », renchérit Gilles Pelletier.

Vendredi, les nouveaux maraîchers étaient fébriles, mais confiants. Leur projet suscite de la curiosité, de l'intérêt. L'engouement pour les produits locaux, voire bio, est réel. Les automobilistes sont aussi très nombreux à circuler devant chez eux ; ils prendront l'habitude de s'y arrêter, croient-ils.




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