Le nouveau défi d'une jeune avocate granbyenne

Laura Courtemanche, une Granbyenne âgée de 26, et... (fournie)

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Laura Courtemanche, une Granbyenne âgée de 26, et son confrère Bartek Kostrz se sont associés à Malo Dansereau, l'un des plus vieux cabinets d'avocats francophones au Canada.

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Samuel Leblanc, stagiaire à la voix de l'Est.
Samuel Leblanc
La Voix de l'Est

(Granby) Une Granbyenne de 26 ans, Laura Courtemanche, et son confrère de 28 ans Bartek Kostrz s'allient aux trois têtes dirigeantes de Malo Dansereau pour assurer la relève et la pérennité d'un des plus vieux cabinets d'avocats francophones au Canada.

« Depuis que je suis jeune, on fait de la business dans ma famille. J'ai décidé de faire mon droit parce que je pense que la business, c'est surtout dans le sang que ça se passe, au feeling. Et le droit, c'est quelque chose de moins inné. Personne ne nait en connaissant le Code civil ! J'ai décidé de faire tout mon droit, et d'être avocate pour faire du droit des affaires », explique au bout du fil la Granbyenne­ maintenant établie à Montréal. 

Sa passion pour le droit et les affaires a trouvé écho chez son condisciple du baccalauréat, Bartek­ Kostrz, avec qui elle souhaitait déjà démarrer son propre cabinet du temps de leurs études à l'Université Laval. Or, après une rencontre avec les trois dirigeants de Malo Dansereau, tous âgés d'environ 70 ans, ils ont été invités à s'associer et à assurer la relève de l'emblématique cabinet.

« Ils n'avaient pas prévu la relève. Quand ils nous ont rencontrés, ils étaient vraiment intéressés à ce qu'on reprenne le cabinet », explique la jeune avocate. « Pour nous, c'était vraiment une belle opportunité. On s'est dit qu'on allait le reprendre et le rendre beaucoup plus technologique. »

Son confrère et elle travaillent notamment à une refonte du site Web, un renouveau du logo et sur la possibilité pour les clients de suivre leur dossier en ligne. La plupart de ceux-ci sont de jeunes entrepreneurs, ce qui s'accorde bien avec l'expérience et l'intérêt des deux jeunes avocats. M. Kostrz­ dirige une agence de placement pour pharmaciens et Mme Courtmanche­ baigne dans l'immobilier depuis longtemps grâce à sa famille. 

Elle souhaite d'ailleurs en apprendre davantage sur le milieu des affaires sur les bancs d'école. En plus de mettre la main à la pâte plus de 60, 70 heures par semaine chez Malo Dansereau, Laura Courtemanche­ étudie en business les week-ends aux HEC Montréal, une école de gestion. Elle vise à décrocher un certificat en création d'entreprises, après quoi elle souhaite entreprendre une maîtrise en droit des affaires ou en droit fiscal. Tout ça, explique-t-elle, pour mieux répondre aux besoins de ses clients. 

« Quand tu travailles à ton compte, selon moi, tu as plus le goût d'être là, parce que tu veux vraiment que tes dossiers aillent bien. Tu prends ça à coeur encore plus, et moi, j'encourage le monde à le faire », dit-elle.

Source de motivation

Depuis que son histoire circule sur le Web, le duo a reçu plusieurs courriels et appels. De jeunes, surtout, qui se disent inspirés par leur implication. « Le milieu du droit en est un difficile. Beaucoup de gens ont de la difficulté à se trouver des stages et des emplois », explique Me Courtemanche. « Certains pensent partir à leur compte, mais ne le font pas parce qu'ils ont peur, parce que des personnes leur disent que ce n'est pas possible. »

- Que conseilleriez-vous aux jeunes avocats qui sortent du Barreau ? 

- De se faire confiance. De ne pas avoir peur de se lancer, parce que de toute manière, quand on travaille pour un cabinet, c'est aussi utile et c'est aussi se lancer, d'une certaine manière. 

L'avocate a attiré l'attention de Malo Dansereau grâce à ses nombreuses expériences et implications. Elle a été, entre autres, vice-présidente du comité exécutif d'Avocats sans frontières et présidente de l'Association des jeunes juristes du Québec de l'École du Barreau, en plus de faire beaucoup de bénévolat dans ses temps libres. 

« J'aime beaucoup ce qui est communautaire et le droit des affaires... qui peuvent être perçus comme deux extrêmes, explique Laura Courtemanche. Certains associent les avocats du droit des affaires à des personnes très capitalistes, et donc, qui ne feraient pas du bénévolat. Mais pour nous, c'est important d'en faire. Et on va continuer à en faire même si on est très occupés. »




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