Le Balzac tire sa révérence

Les fondateurs du Balzac, Martine Gautier et Jean... (Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est)

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Les fondateurs du Balzac, Martine Gautier et Jean Mourre.

Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Présent dans le décor granbyen depuis près de 20 ans, le restaurant Le Balzac s'apprête à « s'éclipser doucement ». « À petits pas, à pas feutrés », dixit la copropriétaire, Martine Gautier. L'établissement laissera bientôt toute la place à une boucherie.

« Avec discrétion, mais non sans émotion, Le Balzac tire sa révérence », a annoncé la Granbyenne cette semaine sur sa page Facebook.

Mme Gautier et son conjoint Jean Mourre ont fondé l'endroit en 1999. Pour cette artiste passionnée et ce chef diplômé de l'Institut hôtelier de Nice, l'occasion était belle de réaliser un rêve.

« On n'était pas connus dans la région. Il a fallu faire notre place. Ce n'était pas facile au départ. Mais on a fait tellement de belles soirées. On a eu beaucoup de plaisir ! », lance Mme Gautier.

Au fil des ans, inspiré par la fibre artistique de la dame, le restaurant a en effet multiplié les idées originales pour plaire aux clients. Des soupers spectacles, des agapes en présence d'un peintre en direct, des repas invitant les convives à s'exprimer entre les services... Le couple avait l'imagination fertile. 

« On accueillait une clientèle avec qui on avait beaucoup d'affinités. Les gens étaient assez réguliers. Mais les clients provenaient souvent de l'extérieur de Granby. »

Situé au 1560 rue Principale, aux limites de Granby, l'établissement a peut-être un peu souffert de ne pas être au coeur du centre-ville et de l'action, admet Mme Gautier. « C'était un peu loin. Heureusement, on avait le traiteur La Bouchée Royale, qui existait depuis 1992, même avant le restaurant. Ça nous a aidés », confie-t-elle en indiquant qu'ils ont aussi cessé d'offrir ce service.

Après avoir vendu l'édifice il y a plus d'un an à la Boucherie du Gros Buck, les proprios ont continué d'habiter l'étage et d'utiliser la cuisine pour recevoir des clients sur réservation les samedis en soirée. Mais le temps est venu de passer à autre chose. 

« On cohabite depuis un an. Ils sont jeunes, leur entreprise prend de l'expansion. Il faut leur laisser la place. On savait qu'en vendant, c'était une coupure. On se cherche maintenant une maison. »

Martine Gautier cherchera aussi un emploi, tandis que Jean Mourre agit désormais comme consultant dans le domaine de la restauration et de la charcuterie. « Pour nous, ce n'est pas une retraite », précise-t-elle. 

De resto à boucherie 

Depuis l'acquisition de l'immeuble, la Boucherie du Gros Buck y effectue ses opérations de transformation. La jeune entreprise, en affaire depuis 2015, appartient à Jean-François Côté, Marc-Alexandre Daigle et Mathieu Laflamme, qui n'ont cependant aucune intention d'y ouvrir une boutique. 

Le Gros Buck est notamment reconnu pour la découpe et pour ses saucisses de spécialité, largement distribuées au Québec. Si sa croissance est continue - dix personnes y travaillent à temps plein -, la signature de contrats avec de gros joueurs du domaine alimentaire pourrait lui permettre d'élargir son équipe. 

Selon Jean-François Côté, le site de transaction en ligne, jumelé à un réseau de points de cueillette en plein développement, fait partie des stratégies d'expansion de la boucherie. Tout comme l'ajout d'une nouvelle division à l'entreprise, La Grosse bouffe, qui offrira des desserts et du prêt-à-manger.




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