KSL mise sur la vente en ligne

Katy St-Laurent conservera sa boutique mobile et son... (fournie)

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Katy St-Laurent conservera sa boutique mobile et son magasin-entrepôt, qui a quitté Granby pour s'installer à Bromont au cours des derniers jours.

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Bromont) Si certains abordent le virage numérique avec une certaine nostalgie, Katy St-Laurent, elle, fait le saut avec le sourire.

« C'est le moment ou jamais », estime l'athlète qui a lancé sa gamme de vêtements il y a déjà dix ans.

Elle songeait à effectuer cette transition depuis quelques années. Déjà, elle a fermé sa boutique montréalaise de la rue St-Denis tout récemment. Le point de vente qu'elle détient dans le quartier Petit Champlain à Québec fera de même au cours de la fin de semaine. « J'avais un bail valide pour cinq autres années, mais l'opportunité de libérer s'est présentée, alors on l'a saisie », explique-t-elle.

Les dépenses fixes encourues pour tenir une boutique, en comparaison avec les revenus de vente générés sur le plancher, ont pesé lourd dans la balance. « Mes boutiques, que ce soit à Montréal ou à Québec, demandaient beaucoup. Juste de trouver du personnel de vente, c'est toujours à recommencer. C'est beaucoup d'énergie pour peu », constate Mme St-Laurent, qui conservera néanmoins sa boutique mobile et son magasin-entrepôt, qui a quitté Granby pour s'installer à Bromont au cours des derniers jours.

« C'est ça, l'avenir »

« Je n'ai pas peur ; au contraire, je suis bien dans cette décision, confie Mme St-Laurent. Je n'ai pas de peine à fermer mes boutiques. C 'est le début de quelque chose d'autre. C'est ça, l'avenir. Si on ne fait pas les changements maintenant, c'est plus tard que ça peut mal aller. »

Ce faisant, l'entrepreneure pourra consacrer ses énergies à la présence sur le Web de KSL ainsi qu'à l'organisation d'événements, dont le lancement de sa nouvelle collection jeudi soir à Montréal. « On va pouvoir investir plus de temps dans les réseaux sociaux, notre infolettre, générer des vidéos, énumère Mme St-Laurent. Le Web, ça permet de se réinventer. » Le nouveau site Web de la compagnie a d'ailleurs été lancé mercredi matin. 

Une clientèle diversifiée

Ce virage vers la Toile s'explique aussi par la migration de la clientèle de KSL. « Les gens s'adaptent, commandent en ligne. Même si au Québec, on accuse un peu de retard, on remarque aussi la tendance », souligne Mme St-Laurent. « Il y a cinq ans, quand on regardait qui commandait en ligne, on voyait que c'était beaucoup des gens qu'on avait rencontrés dans des événements », poursuit-elle.

Maintenant, les ventes générées par son site Internet proviennent de consommateurs de partout dans le monde. « On en a de l'Allemagne, de la France, des États-Unis et même de Chine », note l'entrepreneure.

La clientèle de KSL a aussi grandi et s'est diversifiée. « J'ai toujours les 35-65 ans, mais maintenant, je dirais que ma clientèle rejoint les 25-80 ans ! Sans oublier ma ligne jeunesse », dit celle qui crée des tenues pour des « femmes fonceuses n'ayant pas peur de franchir des barrières ».

Internet permet aussi à KatySt-Laurent d'en apprendre davantage sur ses clientes, qui ne sont pas nécessairement celles qu'on pourrait croire. « On pense que ce ne sont que les jeunes qui achètent via les médias sociaux, mais au contraire, ceux qui consomment le plus en ligne, ce sont les baby-boomers parce qu'ils ont le temps. Contrairement à ce qu'on peut croire, ils ont eux aussi changé leurs habitudes. Tellement que la plus grosse pointe de tarte (des ventes), c'est grâce à eux », explique la femme d'affaires.

Une fière ambassadrice

Katy St-Laurent sera à nouveau ambassadrice du Défi Vélo Desjardins Roule pour l'espoir. L'événement, qui en sera à sa deuxième mouture le 15 juillet prochain, se tiendra au profit de la Maison Au Diapason et du Centre national de cyclisme de Bromont (CNCB), deux causes que la sportive affectionne particulièrement.

« D'abord, ce sont deux causes qui sont dans la région, souligne Mme St-Laurent. Des maisons de fin de vie comme La Maison Au Diapason sont essentielles. Tout le monde y est lié, parce qu'on connaît tous quelqu'un qui pourrait y finir ses jours. »

Quant au CNCB, où se déroule d'ailleurs le défi vélo, il a été un facteur décisif dans la décision de Mme St-Laurent de s'établir dans la région.  « Il y a un gros débat à Bromont à savoir si c'est une ville de sports équestres ou de sports cyclistes. Pour moi, c'est le vélo. J'ai décidé de m'installer à Bromont pour mon sport, et j'ai connu Bromont à cause du centre », indique-t-elle.

Les participants pourront s'inscrire à l'un ou l'autre des trois trajets disponibles et dont les parcours sont de 40, 80 et 110 km. Ils recevront un sac-cadeau, en plus d'un repas, et la chance de remporter un prix de présence. 

L'an dernier, une cinquantaine de cyclistes ont participé à l'événement, permettant d'amasser un peu plus de 38 000 $.




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