Le CAE lance un nouveau fonds

Un nouveau fonds s'adressant aux femmes, aux immigrants... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Un nouveau fonds s'adressant aux femmes, aux immigrants et aux jeunes entrepreneurs a été annoncé mardi par la directrice générale du Centre d'aide aux entreprises Haute-Yamaska et région, Isabelle Brochu.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Un nouveau fonds, le FIJE, est maintenant offert par le Centre d'aide aux entreprises (CAE) Haute-Yamaska et région aux femmes, aux immigrants et aux jeunes entrepreneurs qui jonglent avec des projets de démarrage d'entreprise ou d'expansion.

Les modalités de ce fonds, qui dispose d'une enveloppe de 400 000 $, ont été annoncées mardi, à l'occasion d'une conférence de presse dans les locaux du restaurant VgGO, rue Saint-Antoine Sud, à Granby, qui devrait ouvrir ses portes en avril. 

Le FIJE remplace en quelque sorte le fonds jeunes entrepreneurs du CAE, a expliqué la directrice générale de l'organisme, Isabelle Brochu. Dans la foulée, il a cependant été bonifié à la lumière des résultats du dernier Indice entrepreneurial québécois 2016, dévoilés en novembre dernier, fait-elle valoir. La clientèle du fonds a ainsi été élargie aux femmes et aux immigrants qui, avec les jeunes entrepreneurs, représentent les « clés » du « futur entrepreneurial ». 

Concrètement, les femmes, les immigrants (résidants permanents et/ou travailleurs qualifiés et/ou citoyens canadiens depuis moins de cinq ans) et les jeunes entrepreneurs de 18 à 39 ans pourront ainsi se doter d'un prêt jusqu'à concurrence de 50 000 $ au taux d'intérêt préférentiel majoré de 3 %, avec une possibilité de profiter d'un congé de capital de six à 12 mois dès l'octroi du prêt. 

Certaines conditions devront cependant être respectées, a relevé Isabelle Brochu, dont celles de fournir une mise de fonds représentant au moins 10 % du coût du projet, démontrer la viabilité du projet avec un plan d'affaires, avoir un bon crédit, avoir un mentor et créer au moins un emploi à temps plein. 

Le FIJE (qui tire son acronyme de sa clientèle) est offert aux entreprises situées sur le territoire du CAE, donc dans les MRC de la Haute-Yamaska, de Brome-Missisquoi et de Rouville.

Bon coup de pouce 

Le propriétaire de VgGO (prononcer végé go), un restaurant végétalien, Samuel Haman-Côté, a profité de l'aide du CAE pour démarrer son entreprise. Il a reçu 15 000 $. 

Devenu lui-même végétalien il y a un an et demi, l'idée de démarrer un restaurant spécialisé dans ce type de cuisine est ainsi né de la difficulté qu'il avait de trouver un resto adapté à ses goûts.

La recherche de financement n'a pas été de tout repos, a reconnu l'entrepreneur, le domaine de la restauration ne figurant pas parmi les priorités des institutions financières. Mais Samuel Haman-Côté a fait ses devoirs, a suivi les recommandations de son mentor, Dominic Sicotte, et a prouvé la viabilité de son projet. L'intérêt croissant d'un pan de la population pour le végétalisme a été un des arguments mis de l'avant. 

En plus de sa mise de fonds personnelle et de l'aide du CAE, le jeune entrepreneur a reçu 15 000 $ du programme Futurpreneur et 30 000 $ de la BDC. 

« La route a été parsemée d'embûches. Mais ça fait un défi à relever, sinon ça serait trop facile », estime Samuel Haman-Côté, qui affirme avoir toujours eu un intérêt pour l'entrepreneuriat. 

Présent à la conférence de presse, le directeur général par intérim de Solidarité ethnique régionale de la Yamaska (SERY), Frey Guevara, a salué la mise en place du FIJE. « Pour qu'il y ait une bonne intégration, il faut qu'il y ait une ouverture de la société », a-t-il fait valoir, en soulignant que plusieurs immigrants, dont les Afghans, sont dans les affaires. 

Membre de la cellule locale de mentorat, un entrepreneur retraité, Mario Saucier, a pour sa part souligné qu'il aurait aimé, lorsqu'il s'est lancé en affaires, profiter lui-même du soutien d'un mentor. « L'aspect du mentorat dans le fonds est intéressant, car c'est toujours intéressant pour un jeune entrepreneur de pouvoir discuter avec un mentor », a-t-il dit. 

La directrice du CAE a précisé que ce nouveau fonds complétera en quelque sorte le programme Entrepreneurship au féminin, en donnant ainsi accès à de l'aide financière à ses participantes qui iront au bout de l'aventure entrepreneuriale.




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