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Vente de vin à l'épicerie : les vignerons californiens contestent la loi québécoise

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Léon Courville ne s'inquiète pas outre mesure de la démarche des vignerons californiens.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Le regroupement des vignerons de la Californie, le Wine Institute, a fait parvenir une lettre en décembre au premier ministre du Québec, Philippe Couillard, l'exhortant à modifier la nouvelle loi qui permet aux vins québécois d'être vendus en épicerie.

Selon ce que révèle La Presse, qui a obtenu une copie de la lettre, le Wine Institute affirme que la loi est discriminatoire et dommageable à l'égard des vignerons californiens puisque ceux-ci doivent payer la « majoration » de la SAQ. (NDLR: il s'agit des frais de vente, de mise en marché, de distribution et d'administration, qui représentent souvent plus de la moitié du prix des vins californiens à la société d'État.) En vendant directement en épicerie, les vignerons québécois évitent de devoir payer ces frais.

Le Wine Institute veut aussi que les vins étrangers embouteillés au domaine puissent avoir accès aux dépanneurs et épiceries. Actuellement, les vins étrangers doivent être embouteillés en sol québécois pour y être vendus.

« [La loi] contrevient aux engagements du Canada en tant que membre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) », peut-on lire dans la lettre obtenue par le quotidien montréalais. Une plainte a d'ailleurs été déposée à l'OMC contre la Colombie-Britannique qui a, elle aussi, autorisé la vente de vins locaux dans ses épiceries. Une démarche similaire n'est pas exclue pour le Québec.

La souris et l'éléphant

« Il y a des marques de vins californiens, au moins deux, qui vendent plus au Québec que l'ensemble de la production québécoise combinée », rétorque Léon Courville, propriétaire du Domaine Les Brome à Lac-Brome et président de l'Association des vignerons de Brome-Missisquoi.

 Ce dernier ne s'inquiète pas outre mesure de la démarche initiée par ses vis-à-vis californiens. « Quand on va devant l'OMC, il faut qu'il y ait accumulation et des dommages », fait-il valoir. 

 Comparant les Californiens à un éléphant et le Québec à une souris, M. Courville se demande quel genre de dommage craint le Wine Institute dans ces circonstances.

 « Oui, il y a une certaine forme de discrimination, mais elle n'est pas si grande que ça, affirme-t-il. C'est juste sur les conditions de vente et ces conditions procurent un avantage aux vins du Québec, c'est clair, c'était le but, mais cet avantage-là n'est pas un inconvénient majeur. Le dommage causé aux vins de la Californie est infinitésimal. La première conséquence que je vois, c'est que ça fait de la belle relation publique pour les vins du Québec parce que ça nous montre encore comment les vins du Québec commencent à peine à percer à travers le voile qui les a gardés longtemps dans l'obscurité. Les gens qui lisent ça se disent que ça n'a pas de bon sens, cette histoire-là. »

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