Guy Crevier quitte la présidence de La Presse

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Nommé président de La Presse en 2000, Guy Crevier a été derrière la migration vers le numérique du quotidien en lançant, en 2013, l'application La Presse+, développée au coût d'environ 40 millions $.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Un peu plus de trois ans et demi après avoir piloté le lancement de l'application La Presse+, Guy Crevier cède sa place comme président du quotidien, disant vouloir se concentrer davantage sur son rôle d'éditeur.

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Pierre-Elliott Levasseur prend les rênes du quotidien alors que des conventions collectives sont échues depuis le 31 décembre 2015.

Ivanoh Demers, La Presse

Ce changement de garde annoncé jeudi s'effectue de façon « ordonnée », selon M. Crevier, puisqu'il est remplacé par l'actuel chef de l'exploitation, Pierre-Elliott Levasseur, à l'emploi du quotidien montréalais depuis 2006.

« Cela fait 16 ans que je suis à La Presse et les six dernières ont été excessivement exigeantes », a expliqué M. Crevier, au cours d'un entretien téléphonique, faisant référence au virage numérique entamé au début de la décennie.

De l'avis des deux principaux intéressés, il s'agit d'une transition qui se fera sous le signe de la continuité.

En plus de sa feuille de route à La Presse, où il a été responsable des secteurs des revenus, des finances, des ventes et de la filiale technologique Nuglif, M. Levasseur a auparavant occupé différentes fonctions chez Power Corporation - propriétaire du quotidien - ainsi qu'au sein de la filiale Corporation Financière Power.

« Cela fait 10 ans que je travaille main dans la main avec Guy, a expliqué M. Levasseur. Les stratégies, je pense les maîtriser et il n'y a rien que l'on bouscule ici. »

Nommé président de La Presse en 2000, M. Crevier a été derrière la migration vers le numérique du quotidien en lançant, en 2013, l'application La Presse+, développée au coût d'environ 40 millions $. En septembre 2015, il mettait fin à la version papier en semaine du journal pour ensuite annoncer, dans les semaines suivantes, l'abolition de 158 postes, dont 43 dans la salle de rédaction.

Selon M. Crevier, l'ensemble de ces décisions ont permis à La Presse de compléter la première phase de son virage numérique.

« Cette année, nos priorités ne sont plus nécessairement liées à la fin du papier, fait-il valoir. Nous sommes le premier grand quotidien dans le monde à avoir pratiquement quitté sa plateforme papier. »

Sans dire si le modèle de La Presse+ avait atteint le seuil de la rentabilité, le président sortant du quotidien a indiqué qu'en moyenne l'application était ouverte à quelque 260 000 reprises par jour.

Pour le moment, seule l'application Star Touch du Toronto Star a été développée sur le modèle de La Presse+, mais M. Levasseur est confiant de voir la liste de clients s'allonger.

« Après trois ans et demi, on a des résultats et des données plus précises pour rencontrer d'autres éditeurs, dit-il. Nous discutons avec plusieurs groupes dans les Amériques ainsi qu'en Europe. Quatre-vingt-douze pour cent de nos revenus proviennent de clients numériques. »

Conventions collectives échues

M. Levasseur prend les rênes du quotidien alors que des conventions collectives sont échues depuis le 31 décembre 2015.

Sans s'avancer sur la teneur des pourparlers, celui-ci a estimé que la situation actuelle ne compliquait pas son arrivée comme président.

« Nous sommes en période de négociation, s'est limité à dire M. Levasseur. Les syndicats ont toujours été des partenaires et je n'anticipe pas de problèmes. »

Pour leur part, les 420 employés syndiqués de La Presse et de sa filiale Nuglif ont souligné, par voie de communiqué, le « rôle important » joué par M. Crevier dans le lancement de La Presse +, tout en saluant la nomination de M. Levasseur, qualifiant celle-ci de « gage de continuité ».

Dans le contexte du renouvellement des contrats de travail, les syndicats ont dit souhaiter que les négociations se concentrent sur les « enjeux importants » et dans le respect.

Power Corporation (TSX:POW) détient un investissement dans La Presse canadienne dans le cadre d'une entente conjointe avec une filiale du quotidien The Globe and Mail et l'éditeur Torstar.

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