Bombardier évite des mises à pied en France

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Cette levée d'options permet à Bombardier de garantir du travail à ses 2000 salariés à l'usine de Crespin, a expliqué jeudi un porte-parole, Marc-André Lefebvre.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Bombardier a reçu une commande de 620 millions $ US pour la livraison de 40 nouveaux trains en France, ce qui permettra à la multinationale de maintenir des emplois à son usine de Crespin, située en Normandie.

En fait, la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) a décidé de se prévaloir d'options dans le cadre d'un contrat évalué à 11 milliards $ US signé en 2010 pour un total de 860 trains.

Ces trains électriques à deux étages - qui comprennent chacun 470 sièges - devraient desservir les lignes Paris-Caen-Cherbourg et Paris-Rouen-Le Havre.

Cette levée d'options permet à Bombardier (TSX:BBD.B) de garantir du travail à ses 2000 salariés à l'usine de Crespin, a expliqué jeudi un porte-parole, Marc-André Lefebvre.

«Cette commanade représentera le coeur de l'activité manufacturière au site de Crespin, a-t-il indiqué au cours d'un entretien téléphonique. Les activités pourront se poursuivre jusqu'en 2021.»

Plus tôt cet automne, le président de Bombardier Transport en France, Laurent Bouyer, avait affirmé à divers médias français qu'il était nécessaire d'obtenir rapidement des commandes afin de maintenir les activités à Crespin.

Celui-ci avait prévenu que le carnet de commandes de l'usine était pratiquement vide après le premier trimestre de l'exercice 2019.

Les livraisons des 40 nouveaux trains sont prévues à compter du milieu de 2019 et devraient s'échelonner jusqu'en 2021, selon Bombardier.

Avec cette nouvelle levée d'options, le constructeur d'avions et de trains aura reçu des commandes pour 253 trains.

Toujours en France, un consortium formé par Bombardier et son rival français Alstom semble en bonne position pour décrocher un contrat évalué à 4,5 milliards $ CAN pour les 270 trains du Réseau express régional (RER) de la grande région de Paris.

M. Lefebvre n'a pas voulu confirmer que le travail découlant de ce contrat potentiel sera effectué à Crespin.

D'après la publication spécialisée Mobilettre, la société espagnole CAF, qui convoitait également le contrat, a été écartée en dépit d'un prix moins élevé. Sa capacité de production aurait été jugée insuffisante.

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