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Échanges commerciaux: la région tournée vers les États-Unis

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« Nos économies sont très liées, souligne le directeur du développement industriel de Granby Industriel, Éric Tessier. Il faut être réalistes: 38 États américains ont comme partenaire principal le Canada. »

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(Granby) Le temps nous le dira, mais l'élection de Donald Trump comme président des États-Unis pourrait avoir des conséquences tant positives que négatives sur l'économie régionale.

Le nouveau président a souvent affirmé pendant sa campagne qu'il souhaitait que les États-Unis se retirent de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), signé il y a presque 23 ans, qui encourage l'ouverture des États-Unis aux produits du Canada et du Mexique. Il a mis de l'avant des idées plus protectionnistes. 

Donald Trump a promis à plusieurs reprises qu'il allait renégocier l'ALENA à l'avantage des États-Unis ou y mettre fin. Cette entente constitue le « pire accord de notre histoire », déclarait-il en campagne électorale.

Chez Granby Industriel, on a décidé de ne pas s'affoler tout de suite, puisqu'un tel revirement serait difficilement réalisable. « Nos économies sont très liées, souligne le directeur du développement industriel, Éric Tessier. Il faut être réalistes: 38 États américains ont comme partenaire principal le Canada. Puisqu'il y a une interdépendance, il y en a qui vont s'insurger. »

« Toutefois, c'est certain que si ça vient à arriver, ce serait inquiétant. Des nouvelles barrières tarifaires viendraient compliquer l'exportation de nos entreprises d'ici vers les États-Unis. Et on sait qu'il y en a plusieurs », croit M. Tessier. 

En entrevue à Radio-Canada cette semaine, le stratège démocrate Craig Smith affirmait pour sa part que les Canadiens n'ont pas à craindre les idées protectionnistes véhiculées durant la longue campagne électorale. Selon lui, les discours électoraux sont théoriques et les décisions, après l'élection, sont souvent plus pragmatiques.

C'est ce qu'espère Granby Industriel. « Il risque d'être rattrapé par la réalité. Dire une telle chose et l'accomplir, ce sont deux mondes. En plus, il doit s'entourer d'un cabinet qui le conseillera pour arriver à la meilleure décision. Espérons qu'il saura bien s'entourer », affirme Éric Tessier.

« C'est sûr que les entreprises dans le parc industriel doivent regarder avec attention ce qui se déroule présentement aux États-Unis ; peut-être que certains sont inquiets, oui », concède le directeur du développement industriel. 

Attirer des entreprises européennes 

Le Canada pourrait toutefois devenir une destination de choix pour des entreprises européennes souhaitant s'implanter en Amérique du Nord, croit Éric Tessier. « Ils pourraient peut-être préférer la stabilité ici, alors que l'élection de Donald Trump amène une incertitude », dit-il.

En communication avec des entreprises françaises mercredi, il explique que c'est ce qui est revenu dans plusieurs discussions.

Seraient-elles tentées de venir vers Granby ? « On ne sait jamais, lance Éric Tessier en riant. Pour nous, c'est "business as usual" et on travaille dans plusieurs dossiers. Mais c'est certain qu'on aimerait pouvoir faire des annonces en ce sens dans les prochains mois. »

« Mais ce résultat électoral peut nous rendre plus attrayants », confirme-t-il.

La Bourse de Toronto a clôturé en hausse, mercredi, au lendemain de l'élection de Donald Trump à la présidence américaine. En revanche, le huard a terminé la journée à 74,75 cents US, en baisse de 0,41 cent.

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