Aide de 1,2 M$ d'Ottawa pour l'industrie acéricole

Serge Beaulieu, président de la Fédération des producteurs... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Serge Beaulieu, président de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec, et Pierre Breton, député de Shefford.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Shefford) Le gouvernement fédéral a annoncé mardi, par la voix du député de Shefford Pierre Breton, une subvention de 1,2 M $ pour le développement de l'industrie acéricole.

Les subventions s'échelonnent depuis 2014, permettant à quatre grands projets d'être portés par la Fédération des producteurs acéricoles du Québec et le Centre ACER, le centre de recherche, de développement et de transfert technologique­ acéricole.

Le premier projet s'inscrit dans la foulée de la découverte d'au-delà de 50 antioxydants dans le sirop d'érable, nommés le québécol, qu'on ne retrouve pas dans d'autres produits alimentaires. Le chercheur au coeur de cette découverte, le Dr Navindra Seeram de l'Université du Rhode Island, aux États-Unis, y a vu l'opportunité de creuser encore plus. Le mandat lui a été donné de poursuivre ses recherches sur les bienfaits du sirop d'érable.

« Ce projet est déjà entamé parce que c'est un projet qui s'étend de 2013 à 2018, fait savoir Caroline Cyr, agente de communications pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec. Il y a des montants qui ont déjà été attribués. L'annonce est aujourd'hui, mais on a déjà eu des sommes. »

Un deuxième projet vise à découvrir quels sont les composés microbiens qui causent des défauts de saveur, explique Serge Beaulieu, président de la fédération et du Centre ACER. « Le projet est entamé depuis quelques années, mais de l'argent est mis là-dedans chaque année pour continuer, ajoute-t-il en entrevue. Ça peut représenter de 8 à 10 % de nos sirops. C'est du sirop difficilement transformable en industrie. »

Un peu plus tôt, en conférence de presse, il avait indiqué que les connaissances générées permettraient de fournir des informations pertinentes au développement des bonnes pratiques en érablières dans le but de maintenir et d'accroître la vente de produits face à la concurrence.  Le mandat a été donné au Centre ACER.

En troisième lieu, la fédération mène une étude au sujet des performances sportives et l'érable. Une somme a été octroyée ce printemps pour que soient démontrés scientifiquement « les bénéfices des produits d'érable en comparaison aux autres agents sucrants offerts sur le marché » comme produits énergisants pour les sportifs. Le chercheur Jonathan Tremblay, de l'Université de Montréal, a été mandaté pour mener cette étude. 

Les résultats pourraient d'ailleurs mener vers d'autres projets de recherche. 

Enfin, un quatrième projet provenant directement du Centre ACER a été financé par le ministère de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire du Canada. Il s'agit d'une machine permettant la classification automatique du sirop d'érable, un appareil à la fine pointe de la technologie unique au monde. 

« Ça fait plusieurs années qu'on travaille sur le SpectrAcer. Cette année, pour la première fois, une partie du sirop est passé par le SpectrAcer pour se faire classer. Les données sont très intéressantes et c'est pour ça qu'on avait besoin de continuer la recherche », dit M. Beaulieu.

Entre 50 et 60 % de la production de sirop d'érable qui a été évaluée par le SpectrAcer n'a pas eu besoin d'être réévaluée par les équipes de classification. 

Le centre de recherche a reçu au fil des ans du financement, qui a été renouvelé cette année.

En croissance

« L'industrie de l'érable est l'une des plus représentatives de notre pays, a déclaré le député libéral Pierre Breton en montrant une feuille d'érable, emblème du drapeau canadien. Elle est constamment en croissance et elle joue un rôle incroyable dans la progression de notre pays », a-t-il ajouté en soulignant au passage les cinquante­ ans de la fédération.

« L'histoire de notre sirop d'érable est incroyable, a lancé le député. Du sirop sur la table d'un petit restaurant de Québec à un sirop d'érable de renommée mondiale que l'on peut retrouver partout, de Séoul à la station spatiale internationale, et tout ça, seulement en 50 ans ! De plus en plus de consommateurs choisissent le sirop d'érable pour son bon goût, sa très grande qualité et sa production écologique. »

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