Metro se lance dans l'épicerie en ligne

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Après avoir annoncé ses couleurs plus tôt cette année, Metro emboîte le pas à ses concurrents Sobeys et Loblaw en offrant à ses clients la possibilité de commander leur épicerie en ligne.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Après avoir annoncé ses couleurs plus tôt cette année, Metro (TSX:MRU) emboîte le pas à ses concurrents Sobeys et Loblaw (TSX:L) en offrant à ses clients la possibilité de commander leur épicerie en ligne.

La troisième plus grande chaîne de supermarchés du pays a amorcé la première phase de son développement dans trois magasins québécois, deux à Montréal et un autre à Laval, avant de décider quelle stratégie sera mise de l'avant pour l'ensemble de son réseau.

«Des tests ont été effectués depuis quatre semaines dans les épiceries concernées, a expliqué mardi le vice-président, stratégie numérique et loyauté de Metro, Gino Plevano. Il y a des secteurs dédiés dans les magasins et des personnes affectées uniquement aux commandes en ligne.»

Celui-ci estime que le service offert par l'épicier québécois sera en mesure de se démarquer de celui de ses concurrents puisque des «maîtres préparateurs» seront responsables des commandes passées par les clients.

«Les gens se demandent souvent qui va sélectionner les fruits, légumes ainsi que la viande, a dit M. Plevano. Il ne s'agira pas de quelqu'un qui travaille aux caisses ou ailleurs et qui sera ensuite affecté aux commandes en ligne.»

Dans le cadre de cette première phase, Metro s'est doté de trois camions de livraison aménagés en trois zones distinctes - tempérée, réfrigérée et surgelée - afin de préserver la fraîcheur des aliments lors de la livraison, un service offert uniquement à Montréal. Il est toutefois encore trop tôt pour dire si ce parc de véhicules sera appelé à augmenter au fil du temps, a affirmé M. Plevano.

L'épicier québécois n'a pas voulu dire à quel moment il prévoyait étendre son offre en ligne dans ses autres magasins.

«Nous irons dans des marchés où il y aura de la demande, s'est limité à dire M. Plevano. Nous pourrions décider d'aller directement en Ontario ou poursuivre le déploiement au Québec.»

Pour le moment, il n'est toutefois pas question d'offrir aux clients des bannières à rabais Super C et Food Basics (Ontario) la possibilité de faire leur épicerie sur internet.

Les épiciers canadiens ont commencé à s'intéresser au commerce électronique lorsque Walmart et Amazon sont entrés sur le marché canadien de l'alimentation en ligne, qui était jusque-là largement inexploré. Loblaw a notamment mis en place l'an dernier son service «cliquez et ramassez» dans une trentaine de ses magasins dans certaines régions du pays.

Un réel potentiel

Les ventes d'épicerie en ligne sont actuellement très faibles au Canada, mais elles pourraient être multipliées par dix dans la prochaine décennie, selon une enquête menée l'an dernier par PriceWaterhouseCooper.

Irene Nattel, de RBC Marchés des capitaux, croit qu'un service de livraison, s'il est efficace, peut jouer un rôle important dans la fidélisation de la clientèle.

«Une stratégie bien exécutée dans des régions où la densité de population est élevée peut être un élément significatif en raison de la démographie ainsi que des hivers rigoureux», écrit l'analyste dans une note envoyée par courriel.

Même si les consommateurs canadiens ont de plus en plus d'options à leur disposition pour commander leur épicerie en ligne, cela ne veut pas dire qu'ils sont prêts à le faire, selon le cabinet-conseil Groupe J.C. Williams, spécialisé dans le commerce de détail.

D'après un sondage récent effectué en ligne auprès de 1000 Canadiens en août, 92 pour cent des sondés ont dit magasiner en ligne, mais seuls 15 pour cent ont affirmé avoir déjà acheté des produits d'épicerie sur internet.

Bien que près de 40 pour cent des dépenses en ligne aient été liées au divertissement, quatre pour cent seulement ont été consacrées à la nourriture et à l'épicerie, suggère le sondage du cabinet-conseil.

Par ailleurs, le vice-président, stratégie numérique et loyauté de Metro ne croit pas que la possibilité de commander en ligne puisse à terme avoir une incidence négative sur l'achalandage dans les supermarchés.

«Cela devrait nous permettre d'acquérir de nouveaux clients, a dit M. Plevano. Nous n'anticipons pas un déplacement de notre clientèle qui achète en magasin.»

Quelques détails entourant l'épicerie en ligne chez Metro

- Les commandes doivent être effectuées la veille de la journée de livraison.

- Metro demande une commande minimale de 50 $. Des frais de préparation de 4 $ sont exigés et la livraison peut coûter entre 4,50 $ et 8 $ selon le moment de la journée.

- Le paiement s'effectue uniquement par carte de crédit au moment du ramassage en magasin ou de la livraison à domicile.

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