Belt-Tech a le vent en poupe

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En 2019, la quantité de sangles et de ceintures produites chaque année chez Belt-Tech, tous secteurs d'activités confondus, devrait être suffisamment grande pour faire trois fois le tour de la... Terre.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Avec une croissance de 400% depuis 2009, Belt-Tech est sur une lancée. L'entreprise granbyenne spécialisée dans la fabrication de ceintures de sécurité a conclu un contrat à long terme qui devrait générer des revenus de 125 millions$ sur une période de cinq ans, a confirmé le président de l'entreprise, Robert Bélanger.

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«C'est une très, très bonne nouvelle pour la croissance et la pérennité de l'entreprise», affirme le président de Belt-Tech, Robert Bélanger.

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En 2019, la quantité de sangles et de ceintures produites chaque année chez Belt-Tech, tous secteurs d'activités confondus, devrait ainsi être suffisamment grande pour faire trois fois le tour de la Terre, a illustré lundi M. Bélanger en entrevue à La Voix de l'Est. «C'est une très, très bonne nouvelle pour la croissance et la pérennité de l'entreprise, et le maintien des emplois», a-t-il ajouté.

Déjà, selon Robert Bélanger, une quinzaine de nouveaux employés sont recherchés afin que l'entreprise, qui emploie 150 personnes, soit en mesure de répondre à la demande.

En vertu de ce contrat conclu avec la multinationale ZFTRW, Belt-Tech sera appelée à fabriquer des ceintures de sécurité pour plusieurs «plateformes» dans le secteur automobile, dont celles des Ford Motor, Fiat-Chrysler, General Motor et autres BMW et Mercedes.

Les volumes de production seront appelés à croître dès avril 2017, alors que l'entreprise de la rue Dorchester oeuvrera pour le Ford F-150, «la plus grosse plateforme en Amérique du Nord», note le président de l'entreprise.

À elle seule, cette plateforme devrait entraîner la fabrication de 12 millions de mètres de ceintures. En 2019, Belt-Tech prévoit produire pour ZFTRW quelque 74 millions de mètres de sangles, avance Robert Bélanger.

Investissement

Un projet d'investissement est d'ailleurs dans les cartons de l'entreprise puisque les équipements actuels ne lui permettront pas de répondre à la demande à long terme. Pour l'heure, il n'est pas question d'agrandir les installations, mais bien d'investir dans les équipements pour «supporter les volumes de production», note M. Bélanger.

Détail important: ZFTRW comptait déjà parmi les clients de Belt-Tech. «Nous fournissons actuellement ce client en Amérique, en Europe et nous débutons des expéditions en Asie. (...) Mais avant, on avait juste des commandes d'achats. Il (le client) pouvait aller vers un autre fournisseur. On n'était pas protégés, tandis qu'on l'est maintenant avec un contrat à long terme, même si on a des critères à rencontrer», fait valoir le président de l'entreprise.

Belt-Tech n'est pas active que dans le secteur de l'automobile, elle l'est aussi dans celui de l'aviation, où les volumes de production sont toutefois moins importants, ainsi que dans le secteur industriel, pour différentes applications.

Autre contrat

Belt-Tech a d'ailleurs conclu un autre contrat, cette fois-ci dans le domaine militaire aux États-Unis, avec l'entreprise Kinedyne pour la fourniture de sangles, souligne Robert Bélanger. Ce contrat a une valeur de 1,5 million$ et le début de la livraison des produits est prévu pour décembre 2016.

Le président et copropriétaire de Belt-Tech est d'autant plus heureux qu'il n'est pas facile pour une entreprise étrangère d'obtenir un mandat dans le secteur militaire au sud de la frontière. Le Canada est cependant un pays conforme aux normes pour ce type de produits, avance-t-il. «Ça nous permet d'entrer dans ce créneau aux États-Unis. On est très contents», lance M. Bélanger.

Belt-Tech n'a pas toujours composé avec la croissance. En 2005, l'entreprise, qui opérait sous la raison sociale LaGran, a traversé une crise majeure, qui a mené au rachat des actifs par trois dirigeants, dont Robert Bélanger. Belt-Tech a vu le jour à cette époque. La crise économique de 2009, conjuguée notamment à la perte d'un important client, a porté un autre dur coup à la PME. Mais celle-ci a su prouver dans les épreuves qu'elle sait faire preuve de résilience...

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