Kinesiq à la conquête de la planète

Le président de Kinesiq, Lukas Dufault, a dévoilé... (Julie Catudal)

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Le président de Kinesiq, Lukas Dufault, a dévoilé vendredi, dans les locaux de l'incubateur industriel de Granby, le Kine-Sim, un appareil d'exercices d'équilibre et d'amélioration des capacités motrices.

Julie Catudal

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Après deux ans de développement, Kinesiq, une entreprise de l'incubateur industriel à Granby, est maintenant prête à entrer dans les hôpitaux, résidences pour personnes âgées et cliniques de physiothérapie du monde entier avec son Kine-Sim, un appareil d'exercices d'équilibre et d'amélioration des capacités motrices.

«C'est le premier appareil du genre. C'est le seul à avoir deux plateaux de mouvements, qui reproduisent les deux mouvements de pieds indépendants, combinés avec un contenu multimédia», a expliqué vendredi le président de Kinesiq, Lukas Dufault.

Le Kine-Sim franchit une étape importante ces jours-ci puisque sa commercialisation s'amorce. Les directions d'hôpitaux, propriétaires de résidences, médecins, ergonomes et autres thérapeutes ont d'ailleurs été invités à découvrir l'appareil vendredi et ce samedi dans les locaux de l'entreprise.

Le président de la PME est cependant déjà en mesure d'annoncer que d'importants partenariats seront dévoilés prochainement au Québec avec de grands groupes de résidences pour personnes âgées et des cliniques universitaires.

L'appareil se détaille autour de 35 000$. L'entreprise prévoit en vendre de 50 à 100 au cours de la prochaine année. Pour l'heure, six personnes sont à l'emploi de Kinesiq, mais ce nombre pourrait grimper à 15, 20 dans un an, croit Lukas Dufault. L'assemblage des appareils est effectué dans les locaux de l'entreprise.

Demeurer autonome

Avec son écran vidéo et ses plateaux de mouvements, le Kine-Sim reproduit différents types d'activités, comme la marche, la danse, voire les déplacements dans les transports en commun (autobus, métro), pour inciter les gens à effectuer différents exercices afin de faire travailler les muscles du bas du corps.

«Ça permet de mesurer dans un environnement contrôlé l'équilibre, la façon dont la personne se tient et la progression de son traitement. (...) L'objectif, c'est de garder les personnes autonomes le plus longtemps possibles», relève Lukas Dufault.

Autre particularité: le Kine-Sim peut aussi permettre la projection de vidéos personnalisés pour les personnes souffrant d'Alzheimer ou de démence. «On peut faire des vidéos dans l'entourage de ces personnes, avec leurs proches, l'environnement qu'elles connaissent ou des souvenirs de jeunesse pour diminuer l'anxiété», précise le président.

Grâce à des «contacts» de Kinesiq à l'étranger, le Kine-Sim est déjà testé dans trois hôpitaux, soit deux en France et un autre à Boston, aux États-Unis. «Ça fait presque un an que des appareils sont déployés pour des tests cliniques avec différents groupes de patients», affirme M. Dufault.

Si celui-ci est le président fondateur de l'entreprise, Kinesiq compte actuellement une douzaine d'actionnaires. D'autres investisseurs sont d'ailleurs recherchés. «On est en pleine croissance. On va avoir besoin de capitaux pour faire la commercialisation mondiale, comme on le prévoit», précise Lukas Dufault, qui oeuvrait auparavant dans le domaine de la simulation dans différents secteurs. «On voulait amener ça dans le domaine médical pour aider les gens en les faisant bouger», glisse-t-il.

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