«L'intégration passe par l'emploi»

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Derek Tremblay et Joanne Ouellette, respectivement de la Chambre de commerce Haute-Yamaska et région et de SERY, ont lancé un appel à l'ouverture aux employeurs de la région.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) SERY et la Chambre de commerce Haute-Yamaska et région lancent un appel à l'ouverture aux entreprises de la région et veulent sensibiliser les employeurs aux avantages d'employer un immigrant.

L'initiative a pris naissance lorsqu'un employeur sous-traitant pour les vergers est venu rencontrer Derek Tremblay, directeur général de la chambre de commerce. Son équipe, composée en partie d'immigrants, s'était vu refuser une deuxième journée de cueillette de pommes alors que l'entente était d'un minimum de trois jours.

Semble-t-il que le pomiculteur n'avait pas espoir que l'équipe de 15 personnes soit suffisamment rapide, même au terme de l'essai de trois jours. «On veut que les entreprises ouvrent leur porte autant pour les cueilleurs de pommes que les gens qui sont spécialisés», déclare Joanne Ouellette, directrice générale de Solidarité ethnique régionale de la Yamaska (SERY).

«On travaille pour ces personnes immigrantes et je veux qu'elles soient intégrées dans la société. Et l'intégration passe par l'emploi. Si t'as pas d'emploi et que tu passes toute la journée à te tourner les pouces à la maison, ça ne marche pas. On les fait venir ici, il faut les intégrer jusqu'au bout et pour ça, on a besoin d'aide, on a besoin des industries», a-t-elle ajouté.

Kathleen Taylor travaille à la régionalisation des immigrants arrivés à Montréal. Elle rencontre environ 600 personnes par année et en convainc la moitié de venir s'installer dans la région.

En 2015, elle a fait l'envoi de 229 curriculum vitae pour des postes spécialisés. Elle s'est évidemment assurée que les personnes étaient qualifiées pour ces postes. Seulement vingt de celles-ci ont été appelées pour une entrevue. Quinze ont obtenu un travail et y sont toujours.

«Ça veut dire qu'il faut que les employeurs se donnent la chance de passer outre la discrimination raciale du CV, qu'on regarde qualification pour qualification et qu'on se donne la chance de le passer en entrevue», plaide Mme Taylor.

Des réfugiés qui sont prêts à travailler

Il y a aussi les réfugiés déjà à Granby qui ne demandent qu'à travailler. «Ces gens-là vont être dévoués comme personne ne l'est au Québec parce qu'ils se disent "ils m'ont donné une chance, je vais leur donner la preuve qu'ils ont bien fait", ajoute Mme Ouellette. Granby est une ville d'accueil renommée, c'est un exemple au Québec. Ce qu'il nous reste à faire, c'est de développer au niveau de l'employabilité.»

L'aide à l'intégration au marché du travail au Québec peut d'ailleurs faire des petits. Un immigrant peut redonner à sa façon à la société par la suite.

C'est le cas d'un Afghan qui, après avoir été engagé dans une usine, a ouvert des dépanneurs puis a acheté des immeubles à logements. Il lui arrive d'appeler SERY pour accueillir des réfugiés dans ses immeubles lorsqu'un appartement se libère.

Grâce à cette première chance offerte par des employeurs ouverts, vingt-deux des vingt-neuf familles afghanes arrivées dans les débuts de SERY ont aujourd'hui une ou plusieurs entreprises.

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