Bernier veut réduire le taux d'imposition des sociétés

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Maxime Bernier a multiplié les annonces à caractère économique depuis qu'il s'est lancé dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada, en juillet.

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Pendant que son adversaire Kellie Leitch poursuit sa croisade contre les valeurs anticanadiennes, Maxime Bernier continue à effeuiller son plan économique.

Le candidat à la direction du Parti conservateur a dévoilé mardi matin, dans un discours livré au Canadian Club, à Toronto, quatre nouvelles mesures qui figureront dans sa plateforme fiscale.

Il propose notamment de faire passer de 15 à 10% le taux d'imposition des sociétés du Canada, qui est selon lui «le 15e plus élevé parmi les 34 pays de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques)».

Une diminution d'impôt serait aussi accordée aux petites et moyennes entreprises (PME), qui verraient leur taux d'imposition passer de 10,5 à 10%.

«Toutes les corporations vont avoir le même impôt (...) On baisse les impôts de tout le monde, c'est ça la solution», a-t-il tranché en entrevue téléphonique mardi après-midi.

«Le but, c'est d'avoir des mesures qui vont stimuler l'investissement privé au Canada, parce que c'est pas avec des investissements publics, donc avec des dépenses du gouvernement, qu'on va créer de la richesse», a plaidé Maxime Bernier.

«La hache dans les subventions aux entreprises»

Le Beauceron d'allégeance libertarienne a par ailleurs de nouveau rompu avec la timidité qui règne au sein de son parti concernant une aide du gouvernement fédéral à Bombardier, suggérant carrément de «mettre la hache dans les subventions aux entreprises».

Car ces subsides créent, selon lui, «des distorsions inéquitables dans l'économie en favorisant certains secteurs au détriment des autres». Et parce que «les entrepreneurs, c'est pas des chialeurs», mais «des gens qui sont fiers», a martelé le candidat Bernier.

«Eux, ce qu'ils veulent, ce n'est pas qu'on donne des privilèges à certains et pas à d'autres», a fait valoir celui qui a été ministre d'État à la Petite Entreprise au sein du gouvernement de Stephen Harper.

Le plan fiscal en quatre points présenté mardi par Maxime Bernier prévoit également d'abolir l'impôt sur les gains en capital et de faire de la déduction pour amortissement accéléré une mesure permanente du régime fiscal canadien et de l'étendre à tous les secteurs.

Des adversaires moins loquaces

Le candidat de Beauce a multiplié les annonces à caractère économique depuis qu'il s'est lancé dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada, en juillet.

Ses adversaires confirmés - Kellie Leitch, Tony Clement, Michael Chong et Deepak Obhrai - ont jusqu'à présent été moins loquaces, bien qu'ils aient récemment été traînés sur le terrain identitaire par Mme Leitch.

La députée ontarienne à l'origine de l'idée du filtrage des «valeurs anticanadiennes» des immigrants a clairement signalé avoir l'intention de poursuivre cette conversation.

À l'instar de tous les autres candidats officiellement en lice, Maxime Bernier s'est dissocié de cette proposition, jugeant entre autres qu'une telle mesure serait inapplicable.

Il signale qu'il fera prochainement des propositions autres qu'économiques, entre autres au sujet de la relation avec les Premières Nations et en matière politique étrangère.

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