Aliments Ultima: prêts à décrocher de nouveaux contrats

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La nouvelle convention collective a été entérinée dans une proportion de 98 % par les quelque 270 employés syndiqués des Aliments Ultima vendredi dernier.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Un fort vent d'optimisme souffle sur les Aliments Ultima à Granby depuis le récent feu vert des employés au renouvellement de leur convention collective. «Avec les discussions qu'on a eues durant les négos, on est prêts à affronter le marché pas à peu près», a lancé jeudi le président du syndicat, Martin Delage.

«Avec la collaboration qui va se mettre en branle (avec l'employeur) dans les prochaines semaines, ça va être plus à nos compétiteurs de nous surveiller qu'à nous de surveiller nos compétiteurs», a-t-il ajouté.

La «paix industrielle» acquise pour une durée de sept ans, avec la nouvelle convention entérinée vendredi dernier par les employés dans une proportion de 98%, ne peut être qu'un atout pour l'entreprise, note Martin Delage.

Un fait que ne contredit pas la directrice, relations publiques et consommateurs des Aliments Ultima, Diane Jubinville. «Une paix industrielle, c'est toujours un bon argument dans les discussions», a-t-elle reconnu.

Et des discussions, l'entreprise continue justement d'en avoir avec General Mills dans le cadre d'un renouvellement potentiel du contrat qui les lie jusqu'en 2018 pour la fabrication de certains produits de la marque Yoplait.

Le renouvellement du contrat de travail des quelque 270 employés syndiqués n'est pas directement lié à ces discussions, précise Mme Jubinville, mais il permet assurément «d'offrir plusieurs avenues».

Tests secrets

Martin Delage croit que l'entente à long terme de la direction avec ses employés peut sûrement être intéressante pour General Mills, mais elle l'est aussi pour d'autres clients potentiels. «Je pense qu'il y a plus de monde intéressé qu'on pense», dit-il.

Celui-ci rapporte d'ailleurs que des tests de produits ont été effectués dans l'usine. Et ces tests se sont déroulés dans le plus grand secret, précise le président du syndicat.

«C'était confidentiel au boutte. On sait juste que ce sont de nouveaux produits avec d'autres compagnies avec qui on ne fait pas affaire présentement. (...) Quand tu es rendu que tu rentres dans l'usine et que tu amènes ta gang pour faire des tests, c'est parce que tu as un intérêt sérieux», croit Martin Delage.

Il y a un an, le climat était toutefois loin d'être aussi rose. Affecté par les coupures et les restructurations, le moral des employés était au plus bas. Mais le nouveau contrat de travail semble avoir changé la donne dans l'usine.

«L'avenir est prometteur pour les prochaines années. Il va rester à voir jusqu'à quel point ça va se réaliser. Mais je ne suis pas inquiet. Les deux parties (employeur et employés), on s'est dit aux négociations qu'on collaborerait dans les prochaines semaines et les prochains mois et qu'on ferait la guerre aux compétiteurs», conclut le président du syndicat.

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