La révolution Motorleaf

Ramen Dutta et Alastair Monk disent très bien... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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Ramen Dutta et Alastair Monk disent très bien se compléter. Le premier est  ingénieur en informatique et diplômé en ingénierie agricole, tandis que le second se spécialise dans l'aspect entrepreunarial.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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(Sutton) Deux entrepreneurs de Sutton pensent avoir trouvé l'idée de génie qui pourrait révolutionner la façon de s'approvisionner en fruits et légumes dans le monde entier. Plongeon dans l'univers de Motorleaf, un système qui automatisera l'agriculture verticale à l'intérieur grâce à l'intelligence en réseau.

Le «coeur» est la pièce maîtresse du système... (Tirée du site internet de Motorleaf) - image 1.0

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Le «coeur» est la pièce maîtresse du système de Motorleaf.

Tirée du site internet de Motorleaf

Fiers du chemin parcouru depuis un an, Ramen Dutta et Alastair Monk ont raconté leur parcours singulier et présenté leurs idées à La Voix de l'Est au cours d'une rencontre à Sutton.

L'aventure du duo a débuté lorsque Ramen a mis au point un système automatisant la culture de ses plantes. «Ma femme était tannée que je passe trop de temps sur mes plantes. J'ai dû trouver un moyen pour que quelque chose s'en occupe quand même», lance-t-il dans la langue de Shakespeare en riant.

Alors compagnon de badminton avec Alastair, il lui parle de son idée. Ce dernier est emballé. De fil en aiguille, tous deux décident de pousser l'affaire plus loin et de fonder une entreprise. Ce sera Motorleaf.

«On se complète beaucoup, on a chacun nos forces. C'est comme le yin et le yang», imagent les deux complices.

Ces derniers ont récemment participé au programme de croissance accélérée très couru au Canada FounderFuel, qui les a grandement aidés à définir leurs objectifs de croissance et le marché visé. «On est la première entreprise de l'histoire des Cantons-de-l'Est à se qualifier pour ce programme. Trois cents personnes postulent et ils en choisissent six, c'est une fierté», souligne Alastair Monk, qui s'occupe de l'aspect financier de l'entreprise.

Quatre morceaux

«Tu parles à ta plante, elle ne te répondra pas. Mais nos capteurs, eux, comprennent ce que la plante veut dire, ce qui nous permet d'avoir des données et d'obtenir la "recette" optimale pour la faire pousser», résume M. Monk.

Le système comprend donc quatre morceaux, chacun avec des utilités différentes, mais qui seront faciles à comprendre, assurent les inventeurs.

Cette recette optimale sera obtenue grâce à la pièce maitresse du système de Motorleaf, le «coeur» (Heart). En le connectant à un réseau internet et à l'électricité, celui-ci commence à enregistrer des données comme l'humidité, la température ambiante et le niveau de lumière, qui sont essentiels à la culture de plante. La petite boîte comprend aussi une caméra. «En y connectant des lumières et une pompe d'alimentation (pour de l'eau), le coeur peut contrôler automatiquement ces deux aspects», explique Ramen Dutta, qui est diplômé de l'Université McGill en ingénierie agricole et en études environnementales, en plus d'être ingénieur en informatique.

De son côté, PowerLeaf servira à contrôler électroniquement un appareil d'air conditionné ou de chauffage.

Le Droplet et le Driplet - les deux derniers morceau du système - sont plutôt sophistiqués. Connecté à un réservoir d'eau, le premier contrôle le niveau d'eau et la température, tandis que le deuxième contrôle le pH de l'eau et s'assure que les nutriments y sont bien présents.

Le système d'opération de Motorleaf sera accessible à partir d'un logiciel en ligne, à partir d'un ordinateur, d'une tablette ou d'un téléphone intelligent.

Le système deviendra disponible auprès du grand public d'ici trois à quatre mois, avec l'ouverture d'une boutique en ligne. Les quatre éléments réunis pourraient coûter jusqu'à 1000 $. «On veut être certain que tout fonctionne avant. La qualité avant tout», soutient Ramen Dutta.

L'avenir

«D'ici 2050, la production de nourriture devra augmenter de 70 % et la tendance s'en va vers l'agriculture en hauteur (étagée) à l'intérieur. C'est là que notre système sera essentiel», prévoit Alastair Monk.

Avec le matériel nécessaire, les endroits où les conditions météorologiques ne sont pas propices à la culture ne connaîtront plus de problèmes. «Le but est que les gens puissent faire pousser n'importe quoi, n'importe où et n'importe quand. Les saisons n'auront plus d'effets», affirme Ramen Dutta, des étoiles dans les yeux.

L'environnement en bénéficierait également, puisque le transport de fruits et légumes deviendrait inutile, tout comme l'utilisation de produits chimiques.

Les deux entrepreneurs construisent eux-mêmes leur système dans la ville de Sutton.

Par ailleurs, ils sont présentement à la recherche d'investisseurs pour aider à leur croissance. «On a lancé une campagne Kickstarter, pour ceux qui veulent nous aider», conclut le duo, des idées plein la tête.

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