Partenariat entre Québec et F. Ménard

Luc Ménard, dg de l'entreprise F. Ménard.... (Archives, La Voix de l'Est)

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Luc Ménard, dg de l'entreprise F. Ménard.

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Ange-Gardien) La famille de l'entreprise gardangeoise F. Ménard s'agrandit à nouveau. Cent vingt-six emplois seront bientôt créés dans l'usine d'Henryville que le géant du porc a acquise l'an dernier. Du nombre, 116 travailleurs seront formés grâce à un partenariat entre l'entreprise et le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale.

Il a été annoncé mercredi que F. Ménard investira 394 467$ pour former ce nouveau personnel, montant auquel s'ajoute une subvention de 149 823$ sur deux ans de Québec.

«Nous sommes heureux que l'entreprise familiale puisse compter sur le soutien du gouvernement du Québec pour prendre un nouvel essor. F. Ménard est déjà un acteur économique engagé dans la région et l'implantation de la nouvelle usine nous permet de grandir et d'en faire bénéficier la population», a déclaré le directeur général, Luc Ménard.

Rappelons qu'en septembre 2015, F. Ménard s'est porté acquéreur de l'usine de surtransformation des Viandes Paquette, à Henryville, pour y produire une gamme de produits prêts-à-manger et prêts-à-cuire, qu'on retrouvera en supermarché sous la bannière Les produits fins F. Ménard. La boucle est ainsi bouclée: la société est présente à toutes les étapes de la production du porc, de la naissance à l'assiette.

L'idée derrière cette initiative est également d'élargir la distribution de ces produits et de les faire connaître à un plus grand nombre de clients, qui ne fréquentent pas nécessairement l'une des trois boucheries possédées par l'entreprise.

À l'époque, on estimait à une soixantaine le nombre d'emplois créés à court et moyen terme à Henryville, alors que 140 personnes seraient appelées à y travailler lorsque l'usine atteindrait son plein rendement.

De la naissance à l'assiette

Selon le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale François Blais, l'investissement total de 544 290$ «permettra à des travailleurs qui n'ont pas nécessairement de diplôme de recevoir une formation qualifiante et transférable en plus d'accéder à un emploi spécialisé en transformation alimentaire. Il favorise ainsi l'emploi et contribue à la croissance de l'entreprise».

«Cet investissement permet à une entreprise de la Montérégie de se hisser parmi les entreprises canadiennes qui sont en mesure de maîtriser toutes les étapes de sa production. Dans une municipalité d'un peu plus de 1440 habitants, l'implantation d'une nouvelle usine est évidemment reçue comme une excellente nouvelle en matière d'emploi, d'économie et de vitalité de la région», a pour sa part commenté sa collègue Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines Habitudes de vie et ministre responsable de la région de la Montérégie.

Depuis sa fondation en 1961, la société F. Ménard s'est taillé une place parmi les cinq plus grands employeurs de la région. En tout et pour tout, pas moins d'un millier de personnes sont employées de façon permanente par l'une ou l'autre des nombreuses divisions du fleuron gardangeois, en plus de nombreux travailleurs contractuels. C'est sans compter les partenariats ayant cours avec 220 éleveurs de porcs associés des quatre coins de la région.

Plus de 15% de tous les porcs québécois sont élevés dans une ferme de F. Ménard, ce qui représente plus d'un million de bêtes annuellement. Environ 70% de la production de l'entreprise est exportée dans une cinquantaine de pays.

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