Un projet de sentiers de course dans la montagne

Mario Plouffe n'avait pas prévu que son gel... (Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est)

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Mario Plouffe n'avait pas prévu que son gel énergétique connaîtrait le succès si rapidement. Si bien que Brix est en train de tasser ses autres projets, confie-t-il.

Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Saint-Paul-d'Abbotsford) Mario Plouffe n'avait pas prévu que son gel énergétique connaîtrait le succès si rapidement. Si bien que Brix est en train de tasser ses autres projets, confie-t-il.

Par autres projets, il entend notamment l'ouverture de ses sentiers au grand public, pour y tenir des activités de course et de randonnée pédestre.

«Pour moi, c'est même un projet de société. Je veux amener les familles à sortir dehors, à bouger, et ça ne leur coûterait rien», explique l'acériculteur qui, déjà, reçoit régulièrement des petits groupes de coureurs sur ses terres. Les sportifs empruntent les sentiers balisés par M. Plouffe, essentiellement les trajets menant à ses tubulures.

La demande formelle, déposée à la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) en décembre 2014, a finalement été entendue un an plus tard. Ce n'est toutefois que le 30 mai dernier que le tribunal administratif a rendu une décision défavorable à M. Plouffe, alléguant que l'activité «encourageait le dépôt de demandes similaires perturbant de manière importante les caractéristiques du milieu», menant à des «problèmes de cohabitation (pouvant) dénaturer le milieu».

«En somme, la Commission ne voit en ce projet aucun bénéfice pour les activités agricoles», souligne la commissaire Hélène Lupien.

Une décision décevante pour l'entrepreneur, qui s'explique mal la fin de non-recevoir de la CPTAQ. «Pourtant, d'amener des gens dans la montagne ça me permettrait de mieux faire connaître mes produits, argumente M. Plouffe. Et comme on vit des érables, on ne les coupera pas.»

M. Plouffe souhaite obtenir un appui clair de la municipalité, qu'il dit en faveur de son projet, même si publiquement, elle n'ose pas se prononcer. L'acériculteur dit aussi avoir le soutien d'autres propriétaires dans la montagne pour poursuivre son initiative.

Comme d'autres de ses voisins, il croit cependant que l'accès à la montagne doit être balisé pour éviter que n'importe qui ne vienne empiéter sur les terres privées.

«Si c'est fait comme il faut et que l'accès à la montagne est bien encadré, je ne vois pas pourquoi ça ne pourrait pas marcher», indique finalement le montagnard, qui pourrait déposer une nouvelle demande à la CPTAQ.

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