Anticosti: Pétrolia obtient le feu vert pour forer

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En plus des trois forages par fracturation hydraulique, une méthode d'exploration controversée, les certificats autorisent l'entreprise à utiliser l'eau de surface pour ses activités, à installer des bassins de traitement des eaux usées ainsi que des torchères.

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

La société Pétrolia a reçu les autorisations réglementaires afin de poursuivre son programme d'exploration d'hydrocarbures sur l'île d'Anticosti, a annoncé mercredi le ministère de l'Environnement.

Les quatre certificats d'autorisation ont été émis à Hydrocarbures Anticosti, une coentreprise dont le gouvernement du Québec est partenaire avec Pétrolia, indique le communiqué du ministère.

Ces autorisations permettront à l'entreprise d'effectuer trois forages par fracturation hydraulique sur l'île, située dans le golfe du fleuve Saint-Laurent.

En mai, Pétrolia a annoncé le report d'un an de son programme de forages par fracturation prévus cet été.

L'entreprise, qui avait déposé sa demande en février, a soutenu que le ministère de l'Environnement s'était engagé à répondre avant la fin d'avril.

Mercredi, le ministère a déclaré que les activités de forage par fracturation seront l'objet d'inspections régulières pour assurer le respect des lois et règlements ainsi que des exigences et engagements fixés dans les autorisations.

«Le ministère mettra en oeuvre un plan de contrôle et de suivi serré qui permettra de s'assurer du suivi rigoureux des conditions du certificat d'autorisation, dit le communiqué. En effet, il sera présent sur les sites mêmes de l'exploration pétrolière, et ce, à chacune des étapes importantes du projet.»

Partenariat houleux

Fin mai, le ministre de l'Environnement, David Heurtel, avait annoncé qu'un comité d'experts était mandaté pour se pencher sur l'évaluation de la demande de Pétrolia, en plus du processus d'analyse de son ministère.

Quelques jours plus tard, le président-directeur général de Pétrolia, Alexandre Gagnon, avait renoncé à ses fonctions de porte-parole de la société Hydrocarbures Anticosti.

M. Gagnon avait accusé le gouvernement de faire preuve «d'hostilité» en cherchant à «miner de façon systématique» le projet d'exploration pétrolière à Anticosti, «par en arrière, en catimini ou en cachette».

Après avoir exprimé son intention de «tout faire» pour empêcher la fracturation hydraulique sur Anticosti, au début de février, le premier ministre Philippe Couillard a déclaré que les fonctionnaires, qui doivent évaluer les demandes d'autorisations réglementaires, «feront ce qu'on leur dira».

Les quatre certificats d'autorisation, datés du 15 juin, ont été signés, «pour le ministre», par le directeur régional de l'analyse et de l'expertise pour la Côte-Nord, Alain Gaudreault.

En plus des trois forages par fracturation hydraulique, une méthode d'exploration controversée, les certificats autorisent l'entreprise à utiliser l'eau de surface pour ses activités, à installer des bassins de traitement des eaux usées ainsi que des torchères.

En décembre dernier, M. Couillard avait pris ses distances de l'entente conclue par le gouvernement péquiste précédent formalisant le partenariat dans l'exploration sur Anticosti.

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