La SODEB poursuit sur sa lancée

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Le premier défi à relever pour le nouveau directeur général de la SODEB, Charles Lambert, sera l'élaboration du plan stratégique de l'organisation.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Élaboration d'un plan stratégique, recrutement de PME et d'entreprises internationales, construction d'un nouveau quartier général. Les défis seront nombreux au cours des mois à venir pour le nouveau directeur général de la Société de développement économique de Bromont (SODEB), Charles Lambert. C'est avec enthousiasme qu'il aborde ce moment charnière pour l'organisation.

Charles Lambert est entré en fonction à la fin avril, mais déjà, on sent qu'il est à l'aise à la tête du bras économique de Bromont. «La SODEB est une organisation dynamique dans une ville qui l'est tout autant, a-t-il indiqué d'entrée de jeu en entrevue. On a beaucoup d'alliés et plusieurs entreprises en croissance. Sans compter le parc scientifique exceptionnel. Ma vision, c'est de l'utiliser comme un vecteur de développement industriel, un pôle de croissance régional.»

Pour consolider ces atouts, un plan stratégique s'impose. Celui-ci définira les différents axes qu'adoptera la SODEB dès 2017, et ce, jusqu'en 2021. Pour ce faire, l'organisation divisera la tâche en deux volets. Le premier consistera en une vaste consultation des entreprises du parc technologique ainsi que celles de la MRC Brome-Missisquoi. «On veut voir quelles sont leurs attentes et leur vision pour les années à venir», a dit M. Lambert. Suivra l'analyse des données et commentaires récoltés. Le dg et ses collègues seront épaulés durant ces deux étapes par une firme spécialisée, qui devrait être dévoilée sous peu. Le nouveau cadre de référence devrait être déposé en novembre au conseil d'administration de la SODEB pour approbation, a précisé M. Lambert.

Équilibre

Miser uniquement sur les grandes entreprises serait une erreur stratégique pour la SODEB, croit Charles Lambert. «Dans le monde des affaires, tout est une question d'équilibre. À Bromont, on veut un mix de compagnies bien établies qui viennent d'ailleurs, mais aussi d'entreprises qui sont en location et qui vont croître chez nous. Il faut se tourner plus que jamais vers l'international et les PME.»

Les compagnies en démarrage figurent également parmi les priorités, a assuré le dg. «L'innovation se fait de plus en plus par de petites entreprises, des startups. C'est un secteur très important et on ne veut pas le laisser de côté, au contraire.»

En ce sens, M. Lambert a récemment rencontré des dirigeants d'Investissement Québec pour identifier des cibles potentielles afin d'amorcer l'opération séduction.

Selon le dg de la SODEB, le Centre de recherche en microélectronique MiQro Innovation (C2MI) constitue l'assise de Bromont comme pôle d'attraction. «Le C2MI est un joyau de la région. C'est un centre unique au Canada qui représente une capacité énorme en recherche et développement. Les gros joueurs dans ce créneau de pointe en sont conscients.»

«La méconnaissance des forces du parc scientifique en dehors de la région est toutefois une de nos faiblesses. On veut donc mieux promouvoir nos atouts», a poursuivi M. Lambert.

Concurrence

Dans un contexte de mondialisation, la SODEB fait face à une concurrence de taille, notamment chez nos voisins du Sud. «Plusieurs villes et États américains octroient jusqu'à 10 ans de congé de taxes aux nouvelles entreprises. Certains vont même jusqu'à donner une exemption d'impôt aux employés qui viennent s'installer. De notre côté, on a l'environnement technologique et un milieu de vie très intéressant. Avec le ski, le vélo de montagne et de route et la nature, ça devient un incitatif très fort pour la nouvelle génération. On veut miser là-dessus pour recruter des cerveaux ici et ailleurs à travers le monde.» La Ville a aussi une grille d'analyse pour octroyer des congés de taxes aux compagnies, a-t-il souligné.

L'aéroport Roland-Désourdy se dresse également comme un outil de prédilection pour attirer les chefs d'entreprises, dont plusieurs disposent de leur propre avion, a mentionné M. Lambert.

Selon lui, l'industrie aéronautique est une «piste à explorer». «Il y a plein d'opportunités dans ce créneau. On pourrait avoir des compagnies spécialisées dans la mise à niveau d'avions d'affaires. Ou dans le développement d'accessoires et d'équipements connexes», a-t-il cité en exemples.

Nouveau départ

Depuis quelques mois, la SODEB a temporairement élu domicile rue Shefford. L'organisation devrait bientôt voler de ses propres ailes dans de nouveaux locaux du parc scientifique d'ici la fin de l'année. «On ne connaît pas encore l'emplacement exact, mais ça marquera un nouveau départ d'ici la fin de 2016. Alors pas de doute que 2017 s'annonce très effervescente pour nous.»

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