Un développeur Web granbyen dans la cour des grands

C'est en 2013 qu'Emmanuel Henri fait le saut... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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C'est en 2013 qu'Emmanuel Henri fait le saut en se consacrant uniquement à son entreprise de développement Web Manny Designs.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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(Granby) Le développeur Web granbyen Emmanuel Henri et son entreprise Manny Designs ont le vent dans les voiles. Ils ont participé à la dernière mise à jour de Netflix et sont sur le point de signer un contrat avec un gros joueur de leur industrie, CleverBiz.

«D'ici juillet, je vais avoir une réponse. Si c'est positif, ça va amener une stabilité pour moi, chose que je n'avais jamais connue», relate le natif de Laval, qui précise ne pas avoir connu des débuts faciles avec son entreprise.

C'est en 2013 qu'il fait le saut en se consacrant uniquement à son entreprise Manny Designs. Auparavant, il était directeur de division pour la compagnie HP, avant de bifurquer vers Dell. «Lorsque j'ai commencé, c'était difficile parce que je ne m'étais pas fait un nom et que j'avais des contrats seulement aux États-Unis», explique l'homme de 41 ans.

C'est lorsqu'il entreprend de se construire un réseau de connexions locales, en 2014, que les choses se mettent à aller mieux. «Ici, il y a plein de travail pour le développement web, c'est malade, s'exclame-t-il. Et comme je m'inspire beaucoup de ce qui se fait chez les Américains, je suis toujours à l'avant-garde au Québec. C'est donc facile de plaire au client.»

En 2014, la chance lui sourit. Alors qu'il se trouve à une conférence organisée par Google, il discute sans le savoir avec le «grand architecte Web de la compagnie Netflix», une plateforme qui propose l'écoute d'émissions télé et de films en flux continu sur le réseau. «On travaillait justement avec un logiciel qui les intéressait pour faire une grosse mise à jour du visuel et de la façon de fonctionner de leur site. Il m'a demandé si je voulais me joindre à eux et j'ai sauté sur l'occasion. Il a donc inclus notre équipe pour qu'on y participe», raconte Emmanuel Henri, précisant que c'était un premier gros contrat avec une entreprise majeure.

«Ça nous a certainement aidés à nous mettre sur la map», ajoute-t-il.

Gage de qualité

«Pour moi, la qualité du travail est primordiale, soutient Emmanuel Henri, en entrevue avec La Voix de l'Est. En aucun temps je ne vais remettre un produit à moitié complété ou mal fait.»

En octobre 2015, ses serveurs subissent l'attaque de pirates informatiques, paralysant sept sites internet que son équipe avait mis sur pied. Une mauvaise nouvelle... dans laquelle il a quand même réussi à trouver du bon. «Je me suis rendu compte que les gens que j'avais engagés à l'époque ne faisaient pas ce que j'avais demandé, qu'ils n'étaient pas assez qualifiés, explique le Granbyen. Je les ai donc tous remerciés.»

Aujourd'hui, son équipe a fait peau neuve et il s'assure de ne travailler qu'avec les meilleurs. «Je leur fais passer une batterie de tests en temps réel pour voir comment ils se débrouillent. Par la suite, mon bras droit, un Américain, supervise leur travail jusqu'à tant que je sois certain qu'ils soient fiables», affirme celui qui travaille à partir de sa maison, à Granby.

Son équipe compte un Québécois, trois Américains, un Français et un Suédois.

Réalisations locales

Manny Designs a contribué à la réalisation de plusieurs sites Web pour des gens dans la région. On compte parmi eux ceux de Dermanaissance, de l'Agence Boomerang, de l'entreprise d'Amélie Dubois, développement d'affaires, des Cosmos de Granby ainsi que de la Fondation des sports adaptés du Québec.

«J'ai fait celui des Cosmos et de la Fondation bénévolement. J'en prends un ou deux par année comme ça par année dans mes temps libres», explique Emmanuel Henri, qui estime passer en moyenne 12 heures par jour devant un clavier.

Au cours des prochains mois, il compte également mettre sur pied des applications servant à faciliter sa vie... et celle des autres. «Comme je suis coach pour une équipe des Cosmos, j'ai créé une application qui va me servir de base de données pour mieux gérer mes joueurs. Je vais y entrer leurs forces, leurs faiblesses et ainsi, je pourrai mieux exploiter le potentiel de chacun», souligne-t-il, ajoutant qu'il souhaite donner l'application aux autres entraîneurs.

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