Les incendies de forêt nuiront à la croissance, selon la Banque du Canada

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La Banque du Canada a maintenu son taux d'intérêt directeur à 0,5 pour cent.

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Craig Wong
La Presse Canadienne
Ottawa

L'économie sera plus faible que prévu au deuxième trimestre en raison des incendies de forêt qui ont ravagé l'Alberta, mais cette situation sera temporaire, a indiqué mercredi la Banque du Canada, qui a maintenu son taux d'intérêt directeur à 0,5 pour cent.

Selon son évaluation préliminaire - la première effectuée par la banque centrale depuis le début des incendies, qui ont pris naissance plus tôt en mai -, la catastrophe réduira de 1,25 point de pourcentage le produit intérieur brut (PIB) réel au deuxième trimestre.

Dans son rapport sur la politique monétaire du mois d'avril, la banque centrale avait dit s'attendre à un taux de croissance annuelle de 1,0 pour cent pour le deuxième trimestre.

« Même si nous ne savons pas comment a progressé l'évaluation de la banque en excluant l'impact des incendies de forêt, il est probable qu'elle mise sur une contraction pour le deuxième trimestre », a observé Leslie Preston, économiste principale à la Banque TD.

La Banque du Canada devrait donner ses perspectives pour l'économie et l'inflation de façon plus précise lorsqu'elle dévoilera son prochain rapport sur la politique monétaire, le 13 juillet. Elle précisera le même jour sa nouvelle décision sur le taux directeur.

Malgré sa révision à la baisse pour la croissance du deuxième trimestre, la Banque du Canada a laissé son taux directeur inchangé à 0,5 pour cent. Le taux directeur est surveillé par les grandes banques canadiennes lorsqu'elles déterminent leurs taux préférentiels, utilisés pour calculer les taux hypothécaires variables et les marges de crédit.

La croissance économique du premier trimestre semble quant à elle conforme aux prévisions avancées en avril, a indiqué la banque centrale, mais les investissements et les intentions d'investissement des entreprises restent décevantes.

Espoirs pour le troisième trimestre

La croissance devrait par ailleurs rebondir au troisième trimestre, avec la reprise des activités de production de pétrole et la reconstruction des secteurs dévastés par les incendies en Alberta.

D'autres économistes au sein des grandes banques canadiennes ont déjà révisé à la baisse leurs prévisions pour le deuxième trimestre.

La Banque de Montréal a prédit que l'économie se contracterait au rythme annuel de 1,0 pour cent pendant les mois d'avril à juin, en raison des incendies en Alberta.

« Même si la croissance à court terme devrait s'affaiblir, ce n'est que transitoire et l'économie semble en voie de rebondir au troisième trimestre », a précisé Benjamin Reitzes, économiste principal à la Banque de Montréal.

« Nous continuons à croire que la Banque du Canada restera immobile pendant la prochaine année, et que des hausses de taux ne seront envisageables qu'à la deuxième moitié de 2017. »

L'annonce de la Banque du Canada survient dans la foulée de la publication de données économiques qui permettent de croire que le premier trimestre s'est terminé sur une note de faiblesse, après un début d'année vigoureux.

« Au Canada, l'ajustement structurel de l'économie au choc des prix du pétrole se poursuit, mais se révèle irrégulier », a noté la banque centrale dans un communiqué de presse expliquant sa plus récente décision.

Les chiffres sur les ventes des détaillants pour le mois de mars, dévoilées la semaine dernière par Statistique Canada, ont été plus faibles que prévu et faisaient suite à la publication de données aussi décevantes sur les ventes des fabricants et celles des grossistes pour le même mois.

L'inflation accélère

L'agence fédérale a en outre indiqué vendredi que l'inflation annuelle avait accéléré à 1,7 pour cent en avril, par rapport à une inflation de 1,3 pour cent en mars. L'inflation de base, qui exclut les éléments dont les prix sont habituellement les plus volatils, s'est établie à 2,2 pour cent en avril, comparativement à 2,1 pour cent en mars.

L'inflation est essentiellement conforme aux attentes de la banque centrale.

La Banque du Canada a aussi noté que le marché de l'habitation continuait à montrer d'importantes divergences régionales, une situation qui s'est raffermie avec les ajustements qui sont actuellement imposés à l'économie.

« Dans ce contexte, les vulnérabilités du secteur des ménages se sont accentuées », a affirmé la banque.

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