Une bonne pêche pour une entreprise d'ici

Martial Marois et sa conjointe Lucie David travaillent... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Martial Marois et sa conjointe Lucie David travaillent d'arrache-pied pour livrer, d'ici la fin du mois, 36 500 morceaux de bois qui serviront à la fabrication de casiers à homards.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Du bois de la région servira pour la prochaine saison de pêche aux homards des Îles-de-la-Madeleine. Pendant que les pêcheurs sont en mer, Martial Marois et sa famille passent de nombreuses heures à scier du bois qui servira à fabriquer des casiers à homards pour le printemps 2017.

Un de ses bons clients et amis est revenu des îles avec en main une carte d'affaires d'un homme qui cherchait du bois. «Appelle-le», a-t-il dit à M. Marois. Ce fut le début d'une belle aventure.

Un peu plus d'un an plus tard, le Granbyen obtenait un important contrat pour faire... 36 500 morceaux de bois qui serviront à la fabrication de ces casiers. Il a reçu la commande, nettement supérieure à ses attentes, à la fin mars, avec livraison prévue à la fin mai. Toute la famille a été mise à contribution pour arriver dans les délais.

«On ne s'attendait pas à autant, mais ils aiment la qualité du bois de la région et la qualité qu'on fait. C'est la raison pour laquelle ils ont augmenté la commande», raconte le propriétaire de Scierie mobile Granby.

L'an dernier, on lui avait passé deux commandes totalisant 9500 morceaux. «Il y a un peu de compétition là-bas et il y avait des pêcheurs qui venaient de l'autre bout de l'île pour acheter ce bois-là parce qu'ils avaient entendu parler de sa qualité», raconte-t-il avec fierté.

Résultat: son client lui a demandé cette fois encore plus de bois, qui partira à la fin du mois vers l'est du Québec. Les bonnes dimensions des différentes pièces en main, Martial Marois et sa conjointe Lucie David ont préparé le matériel qu'achèteront ensuite les pêcheurs pour fabriquer eux-mêmes leurs cages. «On refait toutes les pièces en bois franc et une pièce en épinette - 95% c'est du frêne. Il y a juste la pièce courbée qu'on ne fait pas ici», indique-t-il.

Une tradition

En visitant un pêcheur des Îles-de-la-Madeleine l'an dernier, le couple a pu étudier les casiers à homards et en apprendre beaucoup sur les coutumes du coin. «Chaque pêcheur a ses petits secrets d'assemblage de cage. Là bas, pour faire la pièce courbée, ils prennent une branche de bois franc et la plient au soleil tranquillement, ou ils prennent la pièce pliée à la vapeur en usine. C'est vraiment monté à l'ancienne. On leur a demandé pourquoi ils ne prenaient pas une cloueuse pour que ce soit vite fait, mais c'est vraiment la tradition qui compte, exactement comme le faisaient les grands-pères et arrière-grands-pères», relate M. Marois.

Chaque cage possède son numéro de série et les pêcheurs n'en ont droit qu'à 280, rapporte M. Marois. Comme l'industrie de la pêche et du tourisme sont les moteurs économiques de la région, les pêcheurs attendent la fin de la saison du homard pour commander leur bois en vue des réparations de l'année suivante.

En plus de cet important contrat, la scierie mobile est sollicitée par les clients habituels. «Beaucoup de membres de la famille sont venus aider parce que c'est vraiment intense», lance Martial Marois. La particularité de son entreprise est qu'il se déplace avec sa scierie sur roues sur les terres de ses clients pour transformer des billots en planches. À cela s'ajoute un service de moulures.

Pour les casiers à homards, il achète des billots qu'il transforme sur la terre où ils se trouvent. Il aura fallu 12 à 15 000 pieds de bois en billots pour réaliser le contrat.

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