Technologies et marketing: Marie-Claire Goyette agite un drapeau rouge

Marie-Claire Goyette agite un «drapeau rouge» avec son... (photo Alain Dion)

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Marie-Claire Goyette agite un «drapeau rouge» avec son premier livre Valeurs et VITESSE, mieux communiquer pour être ReMarKé.

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Jérôme Roy
La Voix de l'Est

Les nouvelles technologies poussent-elles les spécialistes du marketing à aller trop vite? À sacrifier l'aspect humain dans leurs relations d'affaires? C'est ce que croit Marie-Claire Goyette, professionnelle du marketing depuis plus de trente ans et auteure du livre Valeurs et VITESSE, mieux communiquer pour être ReMarKé, lancé le 23 mars dernier au Pub MacIntosh de Granby.

«Depuis quelques années, notre profession a changé, c'est épouvantable!», s'exclame-t-elle d'entrée de jeu.

Mme Goyette a oeuvré pendant une douzaine d'années au sein de grandes entreprises comme L'Oréal ou Essilor Canada, est mentore depuis environ une décennie et dirige sa propre entreprise - Gemco, située à Shefford - depuis 1997. Le premier ouvrage de l'auteure originaire de Cowansville est principalement axé sur sa riche expérience de professionnelle du marketing. Elle dit avoir observé, au fil des années, un abrègement continuel des délais au fur et à mesure que les technologies évoluaient. C'est de là que lui est venue son inspiration pour expliquer l'approche du «marketing responsable», qu'elle a modelée avec ce qu'on lui a enseigné, ses expériences et sa personnalité.

«C'est sûr que depuis un bout de temps, ça me titillait, parce qu'on me demandait des prix, on me demandait de la vitesse [...] partage Mme Goyette. Mais on ne peut pas nécessairement toujours faire vite et bien sans se tromper.»

Miser sur les valeurs humaines

L'auteure reconnaît que son approche prend forcément plus de temps, mais dénonce le fait que certains de ses collègues plongent sans trop réfléchir dans une campagne sur les réseaux sociaux pour aller chercher des «clics» rapidement. D'après la professionnelle qui a déjà eu des clients jusqu'à New York, ces procédés ne permettent pas de fidéliser la clientèle.

«Ça ne peut pas marcher comme ça. [...] Il faut prendre un certain recul et puis après, on choisit quelle sorte d'outils on veut», explique-t-elle.

Aucun doute dans son esprit: miser les valeurs humaines demeure une stratégie gagnante, même à l'ère du numérique.

«Le succès que j'ai eu, c'est parce que j'ai bâti des relations de confiance avec mes clients. J'ai toujours réussi à comprendre les objectifs des clients, savoir ce qu'ils veulent vraiment. [...] C'est sûr que je ne peux pas faire autrement que de réussir quand on a bien analysé la mission, la vision et les valeurs de l'entreprise», partage la femme d'affaires.

Contre le retour des pigeons voyageurs

Marie-Claire Goyette se défend d'être rétrograde face à la technologie. L'auteure la compare plutôt à un contenant qui semble faire oublier le contenu qui devrait s'y trouver.

«Je ne mets aucunement en doute l'actualisation des technologies, c'est l'avenir! C'est la façon la plus économique et la plus facile de connecter tout le monde aujourd'hui, c'est sûr», prend-elle bien soin de préciser.

D'ailleurs, elle explique que le terme ReMarKé provient du défi qu'elle s'est lancé de «s'actualiser sans perdre ses valeurs».

Poursuivre la réflexion

Dans le but de susciter la réflexion qui ratisse plus large que le monde du marketing, l'auteure a mis 11 mois et environ 1000 heures pour écrire Valeurs et VITESSE, mieux communiquer pour être ReMarKé. Mme Goyette est déjà allée au Salon du livre de Gatineau et compte parcourir le Québec au cours des prochains mois, que ce soit dans d'autres salons du livre ou des conférences. Dans la région, elle participera à un déjeuner de la Chambre de commerce de Cowansville et Région le 30 mars et offrira une séance de dédicaces le lendemain à la librairie Attractions, toujours à Cowansville. De plus, elle donnera un atelier-conférence au colloque du Centre d'aide aux entreprises Haute-Yamaska et région le 11 mai. Loin d'avoir terminé sa réflexion, Marie-Claire Goyette souhaite également s'alimenter des commentaires de ses collègues et lecteurs.

«Peut-être qu'il y aura un tome deux, sur tous les commentaires que j'aurai eus, le débat que ça aura suscité», suggère l'auteure.

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