Le Golf de Rougemont à vendre

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M. Fortin se dit courtisé par des courtiers, étant donné qu'il vend son bien sans intermédiaire.

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Rougemont) Le temps est venu de passer à autre chose, estime Normand Fortin. Après 29 années d'exploitation, le propriétaire du Club de Golf Rougemont a récemment mis son domaine en vente.

«Je suis tanné, confie-t-il d'emblée à La Voix de l'Est. Je voudrais retirer mes billes. Je suis rendu à l'âge de la retraite.»

En 1986, M. Fortin s'était porté acquéreur du terrain qui borde la route 112 avec son ex-conjointe, Hélène Giroux. Deux ans plus tard naissait le Club de Golf  Rougemont.

«Je l'ai bâti, mais là, je ne trouve plus ça le fun, explique le propriétaire. Je coupe du gazon; c'est toujours la même routine et je n'aime pas la routine. Mon ex aussi est tannée.»

Le fils du couple, Vincent, s'est ensuite joint à eux à titre d'associé. S'il déclarait en 2002 songer à reprendre l'entreprise familiale un jour, cela ne semble plus être dans les plans de l'ancien conseiller municipal.

M. Fortin dit avoir reçu quelques appels concernant la vente du golf, mais aucune offre sérieuse pour le moment. Il se dit également courtisé par des courtiers, étant donné qu'il vend lui-même le fruit du labeur de toute une vie.

Le terrain de golf comprend deux parcours de neuf trous, un restaurant et la machinerie nécessaire.

La plus récente évaluation municipale chiffre la valeur foncière de l'établissement à 815 800 $, en incluant le terrain. Le tout est d'une superficie de 115 700 m2.

Plusieurs investissements ont été effectués au fil des années. Plus récemment, en 2012, le casse-croûte de l'endroit a été transformé en restaurant familial, Chez Chuck, ouvert à longueur d'année. Le club de golf est aussi doté d'une salle de réception d'une capacité de 125 places.

L'ajout d'un troisième neuf-trous avait déjà été envisagé, il y a quelques années de cela, mais la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) avait refusé de modifier le zonage d'une terre agricole de 20,89 hectares convoitée par M. Fortin.

«J'aurais encore des projets, j'aimerais bien agrandir une couple de trous, mais je ne sens plus que j'ai l'adrénaline pour [ça]», note l'homme d'affaires.

Le club de golf emploie actuellement entre 12 et 14 travailleurs saisonniers.

«Le golf, ça va remonter. On a connu une baisse depuis sept ans, mais on a eu une belle année en 2015», constate le propriétaire.

Pas de développement résidentiel

Normand Fortin aurait bien aimé transformer son terrain de golf en quartier résidentiel. Selon lui, le golf pourrait être scindé en 75 terrains pouvant accueillir tout autant de résidences.

Mais le projet est mort dans l'oeuf, selon le propriétaire, en raison du refus de la municipalité de lui venir en aide. «J'ai une partie qui est déjà zonée blanche, mais la Ville ne veut pas changer le reste. J'ai demandé du dézonage, de me faire installer les égouts... il n'y a rien à faire», déplore-t-il.

Vérification faite auprès de la municipalité, c'est la CPTAQ qui a refusé de se pencher sur le dossier. «À la Ville, on avait accepté que M. Fortin aille de l'avant avec sa demande, mais le projet du golf a été refusé d'emblée parce que la MRC [de Rouville] ne s'était pas prononcée sur le sujet. Pour cette raison-là, la CPTAQ a dit qu'elle ne traiterait pas la demande», explique la directrice générale Kathia Joseph.

En outre, les réserves d'eau potable se faisant rares à Rougemont, il serait plus sage d'attendre de découvrir de nouvelles sources qui pourraient éventuellement alimenter de nouveaux projets domiciliaires, a-t-elle ajouté.

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