L'apprentissage des uns fait l'affaire des autres

La clinique impôts du Cégep de Granby est... (photo Alain Dion)

Agrandir

La clinique impôts du Cégep de Granby est ouverte entre 8h30 et 16h jusqu'à vendredi.

photo Alain Dion

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Qui dit relâche ne dit pas nécessairement farniente. Depuis lundi et jusqu'à vendredi, les finissants du DEC en comptabilité et gestion du Cégep de Granby passeront plutôt leur semaine à remplir des déclarations d'impôt.

Voilà 30 ans que l'établissement collégial tient sa clinique impôts, une alternative abordable pour faire remplir son rapport annuel. Le Cégep de Granby aurait été le premier à offrir une clinique impôts à sa communauté à titre d'expérience terrain. Au dire de l'enseignant Daniel Fortin, qui chapeaute le tout, seulement un autre établissement collégial québécois aurait emboîté le pas, il y a quelques années. «C'est assez unique, mais c'est surtout l'occasion pour les élèves de mettre en pratique ce qu'ils ont appris en classe», souligne-t-il.

«C'est du concret, renchérit Emily Gosselin, l'une des finissantes. On va faire des stages bientôt, et cette semaine-là nous donne une expérience de plus.»

Être à jour

La clinique constitue en effet le point culminant du cours «Impôt des particuliers». Par paires, les dix étudiants accueillent la clientèle et remplissent ainsi un nombre égal de déclarations, qui sont toutes revues par un professeur... qui lui aussi, doit faire ses devoirs.

«La loi de l'impôt évolue chaque année, note M. Fortin. Pour les enseignants, ça implique d'être toujours à jour. Même dans les cabinets comptables, il arrive qu'ils soient confrontés à de nouveaux cas particuliers.»

Le professeur illustre son propos par la nouvelle obligation des propriétaires de fournir le relevé 31 à leurs locataires, qui doivent l'inclure dans leur déclaration de revenus pour bénéficier du crédit d'impôt pour solidarité. «Beaucoup de propriétaires ne sont pas au courant qu'ils doivent produire ce relevé-là puisqu'ils n'étaient plus obligés de faire le relevé 4 depuis quelques années, explique-t-il. Les locataires l'ignorent aussi et ne l'ont pas en main quand ils se présentent ici. Parfois, ils ont du mal à l'obtenir parce que leur propriétaire est à l'extérieur.»

La gestion de la paperasse fait d'ailleurs partie des apprentissages «sur le terrain». «J'aime classer l'information, note Stéphanie Brien. Heureusement, parce que les particuliers arrivent parfois avec une pile de documents en pensant qu'on va tous les utiliser, alors que la moitié ne nous sert pas! Il faut faire le tri et tout mettre en ordre.»

Bon an mal an, de 150 à 200 contribuables s'y présentent. «En général, ce sont des retraités, des jeunes familles et des familles monoparentales. Une bonne partie de notre clientèle est à faible revenu, mais on a aussi des gens qui reviennent chaque année. Il y en a quelques-uns qui viennent depuis le tout début.»

Il en coûte 35$ pour faire préparer ses déclarations provinciale et fédérale, une somme qui revient aux étudiants via leur coopérative.

La clinique impôts est ouverte entre 8 h 30 et 16 h jusqu'à vendredi. Ensuite, les étudiants prendront à leur tour une semaine de relâche des plus méritées.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer