Lise Watier Cosmétiques repasse sous contrôle québécois

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Lise Watier Cosmétiques redevient québécoise, étant achetée par le fabricant et distributeur de cosmétiques Groupe Marcelle.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Contrôlée pendant près d'une décennie par des intérêts ontariens, Lise Watier Cosmétiques redevient québécoise, étant achetée par le fabricant et distributeur de cosmétiques Groupe Marcelle.

Annoncée jeudi, cette transaction, dont le montant n'a pas été précisé, permet également à Groupe Marcelle de devenir le plus important joueur au pays dans le secteur des produits de beauté.

«Cette acquisition s'inscrit dans notre plan stratégique de croissance, a souligné son président, David Cape. Il s'agit d'un pas de plus vers l'atteinte de notre ambitieux objectif qui est de joindre les rangs des 100 plus importants manufacturiers mondiaux de cosmétiques.»

Les quatre marques phares des deux entreprises, soit Marcelle, Anabelle, Lise Watier et CW Beggs and Sons, seront maintenues, a assuré l'entreprise montréalaise.

Si elle n'a pas été impliquée dans les négociations, Lise Watier a accueilli favorablement cette transaction, qui, selon elle, permettra à Lise Watier Cosmétiques, qui a vu le jour en 1972, de continuer à croître.

«Ils achètent la marque, pas seulement des produits, a dit la femme d'affaires bien connue, au cours d'une entrevue téléphonique. Marcelle comprend très bien l'ADN de l'entreprise et ce qui l'a rendue unique.»

Depuis 2007, l'actionnaire le plus important de Lise Watier Cosmétiques - dont le siège social se trouve à Montréal - était le fonds d'investissement ontarien Imperial Capital, avec une participation d'environ 85 pour cent. À l'époque, la transaction avait été estimée à plusieurs dizaines de millions de dollars.

Mme Watier n'a pas caché sa satisfaction de voir la société repasser sous contrôle québécois.

«C'est une bonne nouvelle, a-t-elle expliqué. Quand nous avons été rachetés par un groupe de Toronto, j'étais très déçue que le Québec n'ait pas été au rendez-vous.»

Mme Watier avait cédé en 2013 les rênes de son entreprise au Français Pierre Plassard, un ancien du géant L'Oréal, afin de se consacrer davantage à sa fondation venant en aide aux femmes dans le besoin.

Celle qui a fondé la compagnie il y a plus de 45 ans continuait à siéger au conseil d'administration en plus de demeurer actionnaire minoritaire.

Par ailleurs, la femme d'affaires n'a aucunement l'intention de réintégrer l'entreprise qu'elle a fondée. Elle compte plutôt poursuivre son travail au sein de sa fondation.

«Lise Watier Cosmétiques offre deux produits où tous les revenus sont versés à la fondation et Marcelle va continuer dans cette voie», a-t-elle expliqué.

La Caisse de dépôt investit

Cette transaction a été favorisée par un investissement de 18 millions $ effectué par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) en échange d'une participation qui n'a pas été précisée.

«Cet investissement (...) permettra la consolidation de deux entreprises québécoises de grande qualité en vue de bâtir le nouveau champion à la tête de son industrie», a souligné le premier vice-président Québec de la CDPQ, Christian Dubé.

La gamme de produits vendus au pays depuis 1949 par le Groupe Marcelle comprend notamment des marques de soins pour la peau sans parfum. Cette transaction fait grimper son nombre d'employés à 360.

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