Bonne nouvelle pour les vignerons de la région

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Le propriétaire du Domaine les Bromes, Léon Courville, estime que le recul de Québec permettra aux vignerons locaux de faire face à la concurrence étrangère.

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Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

(Granby) Les vignerons locaux qui font affaire avec la Société des alcools du Québec (SAQ) ont de quoi se réjouir. Après avoir annoncé des coupes dans le Programme d'aide au positionnement des alcools québécois (PAPAQ) à la mi-janvier, le gouvernement libéral fait marche arrière: il honorera finalement l'entente conclue en 2013 selon ses conditions initiales.

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Le député caquiste de Granby, François Bonnardel, se réjouit de l'annulation des coupes touchant le Programme d'aide au positionnement des alcools québécois.

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Porteur de plusieurs dossiers touchant l'industrie du vin québécois à l'Assemblée nationale, le député de Granby, François Bonnardel, se dit heureux de ce revirement de situation.

«Je crois que c'était une bataille entre le ministère de l'Agriculture - le MAPAQ - et le ministère des Finances. Et on dirait que le ministère des Finances a gagné», souligne-t-il, faisant référence à l'annonce de Carlos Leitão jeudi dernier.

Tel que convenu en 2013, les vignerons québécois dont les produits sont certifiés recevront une compensation d'au moins 3$ par bouteille vendue, pour un maximum annuel de 300 000$ en remboursements. Les coupes annoncées en décembre dernier amenaient ce plafond à 100 000$, occasionnant d'importantes pertes pour certains producteurs.

«Quand tu attends 100 000$ ou 150 000$ (de plus en remboursement), et que la banque vient te voir, ça peut compromettre les activités de ton entreprise», mentionne François Bonnardel.

«J'espère juste qu'ils vont pouvoir recevoir leur chèque le plus rapidement possible», ajoute le député de Granby.

Rester concurrentiel

Le propriétaire du Domaine les Bromes, Léon Courville, juge pour sa part que le recul de Québec permettra aux vignerons locaux de rester concurrentiels face à des produits d'importation fortement subventionnés dans leur pays d'origine.

«Le réseau de la SAQ a été très long à bâtir. À part certains pépins, la notoriété de la SAQ est relativement impeccable auprès de la clientèle. (...) Ce serait un peu bête de ne pas pouvoir profiter du meilleur réseau disponible», estime M. Courville, qui est également le président de l'Association des vignerons de Brome-Missisquoi.

Le potentiel d'affaires est bien réel, les ventes de vins québécois à la SAQ ayant bondi de 70% en 2015.

Propriété du député Denis Paradis, le Domaine du Ridge, à Saint-Armand, a développé un partenariat prolifique avec la société d'État. «En fait, notre vin Champs de Florence fait partie des rosés québécois les plus vendus», indique le directeur Christophe Limoges.

Comme les gestionnaires du vignoble espèrent un remboursement d'au moins 175 000$, les coupes annoncées par le gouvernement Couillard impliquaient un manque à gagner supérieur à 75 000$. De quoi chambouler un budget annuel.

«Ce n'est pas tellement qu'on a peur de faire moins d'argent. Mais on veut continuer d'investir (nos profits) au Québec», explique M. Limoges.

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