Pièces d'auto: une entente parallèle entre le Japon et les États-Unis

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L'accord entre le Japon et les États-Unis sur les règles d'origine dans le secteur automobile aurait autorisé un plus grand pourcentage de pièces automobiles japonaises dans une industrie très intégrée en Amérique du Nord.

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Mike Blanchfield
La Presse Canadienne
Ottawa

Les autorités du Japon croyaient négocier aussi avec le Canada et le Mexique lorsqu'elles ont conclu avec les États-Unis une entente dans le secteur automobile en parallèle du Partenariat transpacifique (PTP).

Les responsables ont discuté de l'entente parallèle, qui avait choqué le Canada et le Mexique, dans une rencontre d'information avant la réunion de vendredi entre le ministre des Affaires étrangères canadien, Stéphane Dion, et son homologue japonais, Fumio Kishida, à Ottawa.

L'accord entre le Japon et les États-Unis sur les règles d'origine dans le secteur automobile aurait autorisé un plus grand pourcentage de pièces automobiles japonaises dans une industrie très intégrée en Amérique du Nord.

Cet accord a retardé d'au moins deux mois la conclusion du PTP entre 12 pays ayant accès à l'océan Pacifique. Les responsables japonais ont signifié leur étonnement d'apprendre qu'ils avaient négocié une entente seulement avec les États-Unis.

L'ancien ambassadeur du Mexique au Canada Francisco Suarez avait confié que l'entente parallèle avait fâché les Canadiens et les Mexicains et avait failli leur faire quitter la table des négociations du PTP.

Toutefois, les responsables japonais, qui ont voulu informer les journalistes sous le couvert de l'anonymat, ont affirmé que leur gouvernement ne pensait pas mal faire. «Nous pensions que les États-Unis représentaient le Canada et le Mexique», a dit l'un d'eux, sans expliquer l'amalgame.

«Nous étions très surpris d'apprendre que le Canada n'avait pas été consulté par les États-Unis.»

Durant une conférence de presse conjointe de MM. Kishida et Dion, vendredi, le ministre japonais a détourné une question sur le sujet. «Il y avait de difficiles négociations en cours», a-t-il répondu, par le biais d'un traducteur.

«Ils en sont arrivés à une conclusion avec laquelle tout le monde est confortable.» C'était la première fois en 20 ans qu'un ministre des Affaires étrangères japonais faisait une visite officielle au Canada.

Le Japon est l'hôte du sommet du G7 cette année, et MM. Dion et Kishida ont un ordre du jour chargé, qui comprend les luttes contre le terrorisme, la prolifération nucléaire et les changements climatiques.

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