Canac a un terrain dans sa mire à Granby

Une succursale du quincailler Canac pourrait bien ouvrir... (photo archives La Voix de l'Est)

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Une succursale du quincailler Canac pourrait bien ouvrir ses portes dans l'important développement commercial en préparation dans le secteur de la rue Saint-Jude Nord, à Granby.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Une succursale du quincailler Canac pourrait bien ouvrir ses portes dans l'important développement commercial en préparation dans le secteur de la rue Saint-Jude Nord, à Granby. Le projet est à l'étude, a confirmé à La Voix de l'Est le président de Canac, Jean Laberge.

«Le terrain n'est pas acheté encore. Mais mon choix numéro deux est devenu mon choix numéro un», a affirmé M. Laberge en faisant allusion au projet auquel il travaillait jusqu'à il y a encore quelques mois, c'est-à-dire l'implantation d'une succursale Canac à l'angle du boulevard Pierre-Laporte et de la rue Bruce.

Le terrain convoité, propriété du Groupe immobilier Roban, dirigé par les Granbyens Michel Roberge et André Couture, n'a cependant pas encore obtenu toutes les autorisations nécessaires, notamment en matière environnementale, pour y permettre la construction. «J'étais très intéressé à aller là, mais le dossier n'avance pas», relève Jean Laberge.

Le président de Canac dit ainsi avoir été approché l'automne dernier par le courtier immobilier Pierre Bellefleur, qui oeuvre pour le compte du groupe Quint de Brossard, pour lui proposer de s'établir plutôt dans un secteur où la Ville souhaite étendre l'aire commerciale de grandes surfaces, soit dans la zone formée par les rues Principale, Saint-Jude Nord et le boulevard David-Bouchard.

Compétition

La proximité des concurrents de Canac, les Rona et autres Home Dépot, est loin de freiner Jean Laberge. «J'aime ça être proche de tout le monde. La compétition, c'est l'fun d'être proche. Un peu comme les vendeurs d'autos. La compétition, c'est aussi bon pour les clients et ça nous garde pointus», dit M. Laberge.

Selon lui, il reste cependant encore quelques formalités à remplir avant d'être en mesure de confirmer l'implantation de la bannière à Granby. Mais à ce jour, le projet tendrait à bien cheminer dans l'appareil municipal.

Selon la documentation transmise aux élus le mois dernier, dont les médias ont obtenu copie, le groupe Quint envisagerait notamment d'y établir une quincaillerie de 3556 mètres carrés avec centre de jardinage, entrepôts intérieur et extérieur; Canac en l'occurrence. Cette quincaillerie serait accessible par la rue des Colombes et située en retrait de la rue Principale.

Si le projet se concrétise, une station-service dépanneur serait en outre aménagée au coin des rues Principale et des Colombes. Une série de trois commerces dotés de voies de service au volant est également planifiée dans ce quadrilatère. L'identité des commerces qui pourraient être appelés à s'établir dans ce secteur n'est cependant pas révélée dans le sommaire décisionnel soumis au conseil municipal.

Si les astres devaient être bien alignés et que Canac décide d'aller de l'avant, il n'est pas exclu que la construction puisse débuter en 2016, selon Jean Laberge.

La 24e succursale de Canac est actuellement en construction à Beauharnois. La bannière est présente à Cowansville. Plusieurs Granbyens n'hésitent d'ailleurs pas à s'y rendre pour profiter de son offre.

Délai après délai

Les délais s'accumulent pour les promoteurs Michel Roberge et André Couture, propriétaires d'un terrain de cinq millions de pieds carrés voué au développement commercial à l'angle du boulevard Pierre-Laporte et de la rue Bruce.

«Notre dossier chemine, mais c'est délai après délai. C'est hors de notre contrôle, mais il faut faire les choses correctement», a déclaré M. Roberge. Dans les circonstances, il dit comprendre que le président de Canac, Jean Laberge, ait jeté son dévolu sur un autre terrain pour y établir une succursale de sa bannière.

La perte de cet important joueur potentiel n'empêche cependant pas les promoteurs du Groupe immobilier Roban de viser l'implantation d'une quincaillerie dans leur développement. «Si ce n'est pas avec M. Laberge, on va travailler avec quelqu'un d'autre. La base est là», affirme Michel Roberge.

Selon lui, le calcul effectué par lui et son associé demeure le même. «Il y a quatre quincailleries pour la moitié de la ville. Il y en aura peut-être cinq. Mais l'autre moitié (NDLR: où sont leurs terrains) n'est pas desservie. Notre équation demeure la même. C'est une question purement mathématique», dit M. Roberge.

Selon ce dernier, les promoteurs sont actuellement en attente d'une lettre de conformité du comité consultatif d'urbanisme de la Ville de Granby dans le cadre de leurs démarches effectuées afin d'obtenir un certificat d'autorisation en vertu de l'article 22 de la Loi sur la qualité de l'environnement.

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