Daniel Paillé veut se faire élire à la tête de Desjardins

Évoquant des raisons de santé, Daniel Paillé avait... (archives La Presse)

Agrandir

Évoquant des raisons de santé, Daniel Paillé avait quitté la direction du Bloc québécois à la fin de l'année 2013.

archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Retraité de la vie politique, l'homme d'affaires et ex-chef du Bloc québécois Daniel Paillé repart en campagne, cette fois-ci dans l'espoir d'être élu à la tête du Mouvement Desjardins.

Il fait partie des trois candidats qui désirent succéder à Monique Leroux, élue en 2008, dont le deuxième mandat à la présidence du plus grand groupe financier coopératif au pays tire à sa fin.

M. Paillé se mesurera à Guy Cormier, premier vice-président du réseau des caisses et des services aux particuliers, et à Robert Ouellette, premier vice-président aux technologies et au centre de services partagés. Leurs noms étaient évoqués en coulisses.

C'est la première fois depuis 2000 - soit depuis la mise en place du nouveau processus électoral - qu'un candidat externe tentera de se faire élire à la présidence de la coopérative établie à Lévis.

Sans aller jusqu'à parler de surprise, le porte-parole de Desjardins, André Chapleau, a présumé que la candidature de M. Paillé allait apporter une perspective différente aux débats.

«Tous les membres des caisses étaient éligibles et du sang neuf dans le processus (électoral) représente un facteur intéressant, a-t-il expliqué. Je ne participerai pas aux débats, mais je présume que les échanges seront intéressants.»

Collège électoral

Contacté par La Presse Canadienne, l'ancien chef bloquiste n'a pas voulu expliquer les motifs qui l'ont motivé à se présenter, puisque les candidats ne peuvent accorder d'entrevues jusqu'à la fin du processus électoral.

La course à la succession de Mme Leroux étant officiellement lancée, les trois candidats tenteront de récolter des appuis jusqu'au 18 mars. D'ici là, chaque candidat aura l'occasion de rencontrer le collège électoral - composé de 256 représentants des caisses Desjardins du Québec et de l'Ontario - à trois reprises.

«Ils devront faire la démonstration de leur vision du développement de Desjardins et ce sera au collège électoral de déterminer la suite des choses», a affirmé M. Chapleau.

Au terme de ces rencontres, le collège électoral se réunira le 19 mars à huis clos pour déterminer lequel des trois candidats prendra la place de Mme Leroux.

L'entrée en fonction officielle du prochain président et chef de la direction de Desjardins aura lieu le 9 avril, au terme des assises annuelles du Mouvement Desjardins. Mme Leroux demeurera trois mois de plus après la fin de son second mandat dans un rôle d'accompagnement.

En 2008, Mme Leroux, qui faisait face à sept autres candidats, avait obtenu la majorité absolue des voix après six tours de scrutin, prenant ainsi la relève d'Alban D'Amours. Elle avait été réélue par acclamation pour un second mandat en 2012.

Seulement trois candidats

S'il a salué l'intérêt de M. Paillé, Claude Béland, qui a présidé le Mouvement Desjardins de 1987 à 1999, n'a toutefois pas caché sa déception de ne voir que trois candidats se présenter.

«Quand j'ai été élu (...) il y avait 32 candidats, s'est-il rappelé au cours d'un entretien téléphonique. Là, c'est seulement deux employés et un (candidat) externe. Je trouve cela un peu décevant de voir un mouvement démocratique (...) ne pas avoir sollicité un plus grand nombre de candidatures.»

Dans ce contexte, M. Béland, qui s'est gardé de donner son avis quant à savoir qui devrait succéder à Mme Leroux, a estimé que la présence de M. Paillé devrait alimenter les débats avec le collège électoral.

Évoquant des raisons de santé, M. Paillé avait quitté la direction du Bloc québécois à la fin de l'année 2013. Élu sur la scène provinciale en 1994, il a été ministre de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie sous le gouvernement péquiste de Jacques Parizeau.

M. Paillé avait ensuite démissionné en 1996 pour retourner dans le monde des affaires, où il a notamment occupé des postes de direction à la Société générale de financement, au Groupe Canam-Manac et chez Québecor, avant de faire le saut en politique fédérale en 2009 sous la bannière bloquiste.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer