Le CP prévoit supprimer 1000 emplois

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Le Canadien Pacifique a annoncé jeudi qu'il prévoyait supprimer 1000 emplois cette année, pour s'ajuster à la diminution des volumes de cargaison transportée.

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Ross Marowits
La Presse Canadienne
Montréal

Le Canadien Pacifique (CP), qui a affiché des revenus et bénéfices records l'an dernier, a annoncé jeudi qu'il prévoyait supprimer 1000 emplois cette année, pour s'ajuster à la diminution des volumes de cargaison transportée.

Le transporteur ferroviaire de Calgary a indiqué que la plupart des postes syndiqués et de direction qui seront supprimés le seront par attrition. L'élimination des postes devrait débuter en milieu d'année.

Depuis 2012, le chemin de fer a supprimé entre 6000 et 7000 emplois pour améliorer sa rentabilité. Ce faisant, il a grandement amélioré son ratio d'exploitation - soit les dépenses d'exploitation exprimées en tant que pourcentage des revenus -, le faisant reculer sous les 60 pour cent.

«Il y a encore beaucoup à faire», a affirmé le chef de la direction du CP, Hunter Harrison, lors d'une conférence téléphonique pour discuter des résultats du quatrième trimestre du transporteur.

«Nous nous concentrons sur ce que nous pouvons contrôler, c'est-à-dire l'exécution, c'est-à-dire l'exploitation d'un chemin de fer efficace.»

Les revenus du transporteur ferroviaire ont atteint 6,71 milliards $ en 2015, tandis que son bénéfice ajusté s'est chiffré à 1,6 milliard $ US - des résultats en hausse par rapport au chiffre d'affaires de 6,6 milliards $ et au profit de 1,48 milliard $ réalisés en 2014. Mais les plus récents résultats se sont malgré tout avérés inférieurs aux attentes des analystes.

Le Canadien Pacifique s'attend à croissance de plus de 10 pour cent de son bénéfice ajusté en 2016.

La société a indiqué avoir réduit son effectif de 12 pour cent l'an dernier, éliminant près de 1800 postes, pendant que les livraisons diminuaient de trois pour cent. Elle a précisé que plus de 2000 employés quittaient l'entreprise chaque année en raison de l'attrition.

Selon le chemin de fer, le plan de réduction du nombre de postes tient compte de changements apportés aux ententes sur le travail aux États-Unis, qui modifient les règles sur les quarts de travail et ne l'autorisent qu'à avoir un nombre réduit de travailleurs. En outre, un moins grand nombre d'employés sont requis puisque le transporteur fait rouler de plus grands trains, qui se déplacent plus rapidement - ce qui diminue leur nombre sur le réseau.

Cependant, une amélioration des conditions du marché à plus long terme pourrait l'obliger à rappeler certains employés pour répondre à la demande, a observé le porte-parole Martin Cej.

Le CP s'attend à bâtir sur ses solides résultats, même si certains s'inquiètent du fait que les pépins que connaît l'économie puissent affecter certains genres de marchandises transportées sur le réseau ferroviaire nord-américain, a indiqué la société.

«Nous allons être capables de convertir ce que l'économie nous offrira et de nous positionner pour un solide rebond lorsque l'économie reprendra», a estimé le président et chef de l'exploitation du Canadien Pacifique, Keith Creel.

Stratégie révisée

Entre-temps, le CP a indiqué qu'il révisait sa stratégie pour acquérir l'américaine Norfolk Southern Railway, après avoir confessé qu'elle n'avait pas anticipé que les questions politiques prendraient le dessus sur le processus de révision réglementaire.

M. Harrison a critiqué les élus du Congrès américain qui sont intervenus dans cette histoire et s'en est pris à ceux qui estiment que le recours à une fiducie proposé par le CP pose des problèmes d'ordre éthique, même s'il a été utilisé plusieurs fois par le passé.

«Si les dés sont pipés et que quelqu'un cache un as dans sa manche et ne veut pas jouer comme le prévoient les règles, alors nous comprenons cela et nous allons nous ajuster en conséquence», a-t-il indiqué aux analystes.

Même s'il juge que les fusions de chemins de fer seront éventuellement requises pour accommoder la croissance de l'économie et des populations, M. Harrison affirme que le CP va devoir réévaluer s'il doit abandonner son offre d'achat et plutôt recommander à son conseil de se concentrer sur le rachat de ses actions, qui ont chuté de 35 pour cent dans la dernière année.

«Si rien ne se passe, nous avons une merveilleuse franchise ici au Canada. Nous ne sommes pas tombés en amour avec une offre.»

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