Bombardier annule pour 1,75 milliard$ US de commandes

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L'identité des clients concernés par cette décision n'a pas été divulguée par la multinationale québécoise.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Bombardier a décidé d'annuler 24 commandes fermes d'avions d'affaires de grande taille dont la valeur totale est estimée à 1,75 milliard $ US dans l'espoir d'obtenir de meilleures marges en revendant ces unités.

Cette décision, qui concerne également 30 options, a été annoncée mercredi en même temps que le rapatriement de la responsabilité de ses ventes d'avions d'affaires au Moyen-Orient ainsi qu'en Afrique du Nord.

«Il s'agit de décisions prises par Bombardier afin de changer la façon dont nous vendons des avions afin de s'assurer d'accroître notre rentabilité d'ici 2020», a expliqué le porte-parole de Bombardier Avions d'affaires, Mark Masluch.

L'identité des clients concernés par cette décision n'a pas été divulguée par la multinationale québécoise.

Après près de 40 ans, Bombardier a ainsi décidé de mettre fin à sa relation d'affaires avec la firme luxembourgeoise TAG Aeronautics en ce qui a trait à la vente et la distribution d'avions Global et Challenger au Moyen-Orient ainsi qu'en Afrique du Nord.

Ce travail sera désormais assumé par l'équipe des ventes de Bombardier (TSX:BBD.B) au Moyen-Orient. Aucune réduction d'effectif n'est prévue au Québec, a précisé M. Masluch.

L'annulation des commandes ainsi que la résiliation de l'accord avec TAG se traduiront par des charges avant impôt de 278 millions $ US au quatrième trimestre pour Bombardier, dont les résultats doivent être dévoilés le 18 février.

De ces 133 millions $ US, 50 millions $ US ont été déboursés au quatrième trimestre de 2015 et le reste le sera cette année.

Effort de restructuration

Walter Spracklin, de RBC Marchés des capitaux, a estimé que ces décisions s'inscrivent dans les efforts de restructuration déployés au cours des huit derniers mois pour tenter de se redresser financièrement.

«Cette restructuration dans le secteur des avions d'affaires correspond à la demande actuelle, qui est sous pression en raison du recul des ventes d'appareils à fuselage large dans les économies émergentes», souligne l'analyste dans une note envoyée par courriel.

Lors de sa plus récente journée des investisseurs, en novembre dernier, Bombardier avait dit souhaiter avoir complété son redressement financier d'ici 2020.

L'entreprise s'attend entre autres à ce que ses revenus affichent une croissance annuelle oscillant entre cinq et six pour cent pour dépasser le cap des 25 milliards $ US d'ici 2020.

Bombardier s'est retrouvée dans une situation financière délicate, notamment en raison des dépassements de coûts du programme de son avion commercial CSeries. La société a supprimé près de 1750 emplois en raison de la faible demande pour ses avions d'affaires en plus de repousser de deux ans, soit en 2018, l'entrée en service du Global 7000.

En après-midi, à la Bourse de Toronto, l'action de Bombardier retraitait de 4,92 pour cent, ou six cents, pour se négocier à 1,16 $.

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