Le dollar canadien et les bourses chutent

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Le début de 2016 s'amore sur un fort déclin sur les marchés d'actions.

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La Presse Canadienne

Les marchés d'actions ont entamé l'année 2016 sur un fort déclin, la dégringolade observée en Chine s'étant répandue à la plupart des autres grandes places mondiales.

Tout a commencé avec un plongeon des actions chinoises - le principal indice boursier du pays a abandonné 7 % -, survenu après que la deuxième plus grande économie au monde eut fait état d'un 10recul mensuel consécutif des données sur son secteur manufacturier.

Lorsque les opérateurs ont réagi à ces données et à d'autres inquiétudes qui minent l'économie du pays, la chute des prix a déclenché un nouveau mécanisme de «disjoncteur» qui a hâtivement mis fin aux échanges pour limiter les pertes quotidiennes. L'indice de Shanghai a ainsi effacé 6,9 % à 3296,66 points.

L'incertitude a semblé engendrer une certaine panique sur les autres marchés boursiers mondiaux, qui se sont questionnés sur les conséquences que pourraient avoir ce plongeon sur les autres économies.

L'indice de référence de la Bourse de Toronto, le S&P/TSX, a clôturé lundi sur un recul de 82,80 points pour terminer la première séance de l'année à 12 927,15 points, après avoir affiché un recul de jusqu'à 262 points plus tôt dans la journée.

Wall Street ne s'en est pas aussi bien tiré.

La moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a rendu 276,09 points à 17 148,94 points, tandis que l'indice élargi S&P 500 a perdu 31,28 points à 2012,66 points et que l'indice composé du Nasdaq a reculé de 104,32 points à 4903,09 points.

«Ceci est une façon d'affirmer au marché que la Chine continue d'être le risque mondial central», a observé Craig Fehr, stratège des marchés canadiens chez Edward Jones, à St. Louis.

Après des années de mesures de relance de la part des banques centrales, les investisseurs se sont graduellement habitués à ce que les données économiques se tiennent en elles-mêmes.

Cette année, les marchés pourraient commencer à ressentir l'impact d'un changement, alors que les opérateurs commenceront à réagir aux bonnes nouvelles et aux mauvaises nouvelles «de façon plus prononcée», a-t-il fait valoir.

«Je crois que ceci va commencer à être la norme, plutôt que l'exception, [dans les mois à venir]», a expliqué M. Fehr.

Le huard chute

Le dollar canadien s'est pour sa part déprécié de 0,52 ¢US à 71,73 ¢US. L'an dernier, le huard a perdu environ 14 ¢US de sa valeur contre le dollar américain, réalisant la pire performance des devises des 10 plus grandes économies du monde, selon un rapport de Valeurs mobilières TD.

Les perspectives peu encourageantes de la banque pour le dollar canadien ont été mises en avant dans un rapport intitulé «Le retour du peso nordique», dans lequel l'institution explique que le resserrement des dépenses des entreprises, la probabilité de nouvelles mesures d'assouplissement de la politique monétaire et les mauvaises perspectives pour le prix du pétrole contribuent tous à sa vision pessimiste.

«Nous croyons que le dollar canadien va continuer d'être sous pression pendant les trois à six prochains mois», a expliqué dans le document Mazen Issa, stratège principal pour les taux de change chez Valeurs mobilières TD.

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