SNC-Lavalin peut soumissionner malgré les accusations

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La multinationale fait face à des accusations de fraude et de corruption déposées par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en lien avec des gestes qui auraient été posés par certains de ses ex-employés en Libye.

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La Presse Canadienne
Montréal

Même si elle est actuellement visée par des accusations criminelles de fraude et de corruption, SNC-Lavalin (TSX:SNC) pourra continuer à obtenir des contrats du gouvernement fédéral.

En vertu d'une entente administrative conclue avec le gouvernement canadien, la firme d'ingénierie établie à Montréal pourra participer aux appels d'offres fédéraux jusqu'à la conclusion des procédures judiciaires.

En vertu du nouveau cadre d'intégrité fédéral en vigueur depuis juillet dernier, Ottawa avait la possibilité d'écarter une entreprise lorsque des accusations criminelles pesaient sur celle-ci.

Le président et chef de la direction de SNC-Lavalin, Neil Bruce, a estimé jeudi que l'entente permettra à l'entreprise de continuer à jouer un rôle de «premier plan» dans l'économie en plus de protéger le public.

La multinationale fait face à des accusations de fraude et de corruption déposées par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en lien avec des gestes qui auraient été posés par certains de ses ex-employés en Libye.

D'après la police fédérale, SNC-Lavalin aurait versé 47,7 millions $ à des titulaires de charges publiques en Libye dans le but de les influencer. De plus, ses divisions construction et international auraient privé diverses organisations locales d'environ 129,8 millions $.

La firme de génie a déjà indiqué qu'elle plaiderait non coupable aux accusations, tout en se disant prête à payer une amende pour les transgressions alléguées de ses anciens employés.

Les procédures devraient reprendre le 26 février.

Les entreprises peuvent perdre le droit de soumissionner sur des contrats publics fédéraux pendant 10 ans lorsqu'elles sont reconnues coupables de corruption, de blanchiment d'argent ou d'autres délits criminels.

Cette interdiction peut cependant être réduite de moitié lorsque l'entreprise fautive collabore avec les autorités et corrige le tir rapidement.

Si l'entente ne permet pas à SNC-Lavalin de tourner la page sur son lourd passé en matière d'éthique, elle dissipe l'incertitude entourant le nouveau cadre d'intégrité canadien, selon Maxim Sytchef, de Marchés financiers Dundee.

«Au moins, nous savons que tout se déroulera normalement lorsque viendra le temps pour SNC-Lavalin de soumissionner sur des contrats gouvernementaux», écrit-il dans une note d'analyse.

À la Bourse de Toronto, l'action de SNC a gagné jeudi 82 cents, soit 2,1 pour cent, pour clôturer à 40,91 $.

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