Ski alpin: un moteur économique dans la région

L'industrie du ski génère des retombées annuelles de... (Archives La Voix de l'Est)

Agrandir

L'industrie du ski génère des retombées annuelles de plus de 150 millions$ dans les Cantons-de-l'Est, révèle une nouvelle étude.

Archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Sutton) Avec des retombées annuelles de plus de 150 millions$, l'industrie du ski alpin est un important moteur économique dans les Cantons-de-l'Est, révèle une nouvelle étude. La bonne nouvelle est que trois des six stations de ski de la région touristique sont situées sur le territoire de La Voix de l'Est.

Les Cantons-de-l'Est sont par ailleurs la deuxième région en importance pour la pratique du ski dans la Belle Province, après les Laurentides, a souligné hier le président-directeur général de l'Association des stations de ski du Québec (ASSQ), Yves Juneau.

Outre les stations de Bromont, Sutton et Mansonville (mont Owl's Head), la région compte le mont Orford, le mont Bellevue (situé en plein coeur de Sherbrooke) et la station touristique Baie des Sables, près de Lac-Mégantic.

L'étude réalisée par le professeur en tourisme de l'école des sciences de la gestion de l'UQAM, Michel Archambault, pour le compte de l'ASSQ, statue que l'industrie du ski génère au total 800 millions$ en retombées économiques chaque hiver au Québec, en plus d'offrir du travail à 40 000 personnes.

«Depuis 28 ans, on fait chaque année différentes études sur la performance financière des stations de ski (la rentabilité, le revenu moyen par skieur, l'achalandage) pour donner des outils aux gestionnaires des stations. On analyse les services de restauration, les écoles de ski, les abonnements, le marketing. Mais on n'avait jamais mesuré les retombées économiques du ski», affirme Yves Juneau.

Les résultats démontrent, selon lui, que le ski est l'activité hivernale numéro un au Québec. «Avec près de 20% de la clientèle qui provient de l'Ontario, des États-Unis et de l'extérieur du continent, la clientèle des stations de ski permet d'injecter de l'argent neuf dans l'économie québécoise, ce qui représente un gain important pour le dynamisme économique de plusieurs régions», ajoute M. Juneau.

Reconnaissance

Le directeur général de Mont Sutton, Jean-Michel Ryan, affirme que la station, qui a une masse salariale de 2,5 millions$, a déjà estimé ses propres retombées économiques directes et indirectes à 14 millions$. Ce qui est loin d'être négligeable pour une «communauté de 3000 habitants», dit-il. «Sans compter l'apport (de la station) au dynamisme du coeur villageois», ajoute-t-il.

L'auteur de l'étude, Michel Archambault, souligne que les municipalités qui accueillent les stations sont les premières à profiter des retombées du ski. «À elle seule, l'industrie du ski a contribué à une croissance annuelle de l'ordre de 15% à 20% de la richesse foncière de nombreuses municipalités au Québec au cours des dix dernières années», fait-il valoir en citant en exemple Bromont, Sutton, Mont-Tremblant, Stoneham et Val-Saint-Côme.

À la lumière de ces données, Yves Juneau aimerait que le tourisme hivernal soit davantage mis en valeur et soutenu. Par exemple, dit-il, aucun financement n'a été prévu pour le tourisme hivernal dans le plan de développement de l'industrie touristique 2012-2020.

Aussi, il souhaite que l'industrie du ski soit présente à la table de la nouvelle Alliance touristique du Québec qui doit voir le jour. «Sinon, on va juste parler de festivals et de baleines et on va oublier le ski», laisse-t-il tomber.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer