Le siège social du CP pourrait quitter le Canada

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Hunter Harrison, le chef de la direction du CP, a indiqué que le transporteur ferroviaire pourrait ne pas avoir son siège social au Canada.

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Le plus grand transporteur ferroviaire en Amérique du Nord pourrait bien ne pas avoir son siège social au Canada dans l'éventualité d'une fusion entre le Canadien Pacifique et Norfolk Southern, a indiqué jeudi le chef de la direction du CP, Hunter Harrison.

Le vieux routier des chemins de fer a indiqué, lors d'une conférence de l'industrie organisée par la firme UBS et diffusée sur Internet depuis la Floride, que plusieurs détails, notamment l'emplacement du siège social et la composition du conseil d'administration, devraient être discutés pendant des négociations.

M. Harrison et le grand patron de Norfolk se sont rencontrés la semaine dernière pour discuter, pendant deux heures, de l'offre d'achat présentée par le transporteur de Calgary. Cette proposition, dont les détails ont été divulgués mercredi, est évaluée à environ 28 milliards $ US.

L'offre du CP est composée à parts égales d'espèces et d'actions. Elle verrait les actionnaires de Norfolk Southern obtenir 46,72 $ US en argent et 0,348 action de la nouvelle entité en échange de chaque action de Norfolk qu'ils détiennent.

Les actionnaires de Norfolk Southern détiendraient ainsi une participation de 41 pour cent dans le nouveau transporteur, qui serait inscrit à la cote des Bourses de New York et de Toronto.

Mais la direction de Norfolk a réservé un accueil plutôt tiède à la proposition du CP, qu'elle a décrite comme une «manifestation d'intérêt non sollicitée, à faible prime, non contraignante et hautement conditionnelle».

Des analystes ont pour leur part décrit l'offre du CP comme un «point de départ».

M. Harrison a dit croire jeudi que toutes les inquiétudes potentielles de Norfolk, incluant le prix, pourraient être résolues si les deux parties prenaient le temps de s'asseoir pour tenir des discussions intensives.

Il a en outre confirmé que l'offre du CP n'était pas finale, tout en précisant ne pas avoir l'impression que des problèmes non financiers puissent empêcher la conclusion d'une offre amicale. Il estime aussi que les inquiétudes réglementaires et celles des expéditeurs pourraient être réglées.

Le Canadien Pacifique a d'ores et déjà choisi une approche proactive en proposant de donner aux expéditeurs l'option d'effectuer des transferts avec d'autres chemins de fer s'ils jugent que la nouvelle entreprise n'offre pas un service adéquat ou des taux concurrentiels.

Le CP estime aussi que la fusion réduirait la congestion dans la région de Chicago en utilisant des centres négligés, ce qui libérerait de la capacité pour les autres chemins de fer en activité dans la ville sans forcer la mise en place de nouvelles infrastructures.

Même s'il a dit qu'il préférait ne pas déclencher de lutte hostile, M. Harrison a indiqué qu'il aimerait bien faire parvenir son offre directement aux actionnaires de Norfolk Southern.

M. Harrison a évoqué un certain nombre de scénarios advenant la conclusion d'une entente. La structure initiale pourrait notamment voir la formation d'une société de portefeuille dirigée par M. Harrison, tandis que le chef de l'exploitation du CP, Keith Creel, et celui de Norfolk Southern, Jim Squires, pourrait diriger l'un ou l'autre des chemins de fer.

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