Construction: bonnes perspectives malgré la baisse

La baisse d'activité dans l'industrie de la construction... (Catherine Trudeau, archives La Voix de l'Est)

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La baisse d'activité dans l'industrie de la construction devrait se poursuivre au moins jusqu'en 2018 dans l'ensemble du Québec, mais malgré tout, l'emploi devrait rester intéressant, estime la Commission de la construction du Québec.

Catherine Trudeau, archives La Voix de l'Est

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

La baisse d'activité dans l'industrie de la construction devrait se poursuivre au moins jusqu'en 2018 dans l'ensemble du Québec, mais malgré tout, l'emploi devrait rester intéressant, estime la Commission de la construction du Québec.

Dans ses prévisions d'emploi qu'elle vient de dévoiler, la Commission de la construction estime que l'industrie aura besoin de 9000 nouveaux travailleurs annuellement, entre 2015 et 2018, à cause des départs pour diverses raisons: retraite, création d'une entreprise, changement d'emploi et autres.

Dans le portrait qu'elle brosse, la CCQ rappelle que l'industrie de la construction au Québec a connu un sommet en 2012 et depuis, elle connaît une baisse graduelle d'activité. Malgré tout, «l'avenir demeure encore intéressant», selon la CCQ, puisque 153 000 salariés devraient y être actifs en moyenne par année d'ici quatre ans.

Il s'agit d'un nombre «exceptionnel, qui n'a été dépassé que sept fois depuis 40 ans», souligne la CCQ dans sa présentation.

La CCQ n'a pas souhaité donner d'entrevue vendredi sur ses statistiques et son portrait par régions. Mais du côté des entrepreneurs en construction, on semblait trouver la CCQ trop optimiste.

Dans une publication de l'Association de la construction du Québec, l'économiste Jean-Philippe Cliche évoque carrément une récession dans l'industrie. «Prise dans son ensemble, il est manifeste que l'industrie de la construction québécoise chute depuis 2012, soit depuis près de quatre ans», rappelle-t-il.

«Peu importe la définition (d'une récession) que vous choisissez, vous ne pouvez que conclure que l'industrie de la construction québécoise est en récession, et ce, depuis plusieurs trimestres», conclut M. Cliche.

Dans son portrait, la CCQ s'est attardée sur la situation dans chaque région.

Dans la région de Montréal par exemple, l'emploi devrait demeurer stable dans l'industrie, avec environ 84 000 travailleurs actifs d'ici 2018.

Dans la région de Québec, après un léger ralentissement en 2015, la CCQ prévoit une reprise de l'activité en 2017. «Les besoins de recrutement demeureront plutôt bons dans la région de Québec sur l'horizon 2015 à 2018», écrit la CCQ, avec un besoin annuel de 1000 nouvelles entrées de main-d'oeuvre en moyenne.

En Estrie, les perspectives sont «plutôt bonnes» malgré la baisse anticipée du volume de travail.

Au Saguenay-Lac Saint-Jean, la CCQ prévoit encore un repli en 2015, puis une stabilisation par la suite jusqu'en 2018.

En Outaouais, la Commission s'attend plutôt à un ralentissement de l'activité pour la période 2015-2018, «ce qui entraînera une baisse de la demande pour de nouveaux salariés dans la région».

En Abitibi-Témiscamingue, la CCQ prévoit un repli en 2015, mais une activité plus marquée en 2016 et 2017, ce qui «aura pour conséquence d'accroître le besoin de nouveaux travailleurs dans l'industrie».

Sur la Côte-Nord, la CCQ prévoit une activité au ralenti. «Une partie des besoins sera comblée par des travailleurs actuellement disponibles», affirme-t-elle.

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