Des progrès dans la batterie lithium-air

Des chercheurs ont fait part de progrès dans... (Alain Dion, Archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Des chercheurs ont fait part de progrès dans la mise au point d'une batterie lithium-air qui donnerait potentiellement aux voitures électriques une autonomie équivalente aux véhicules à essence.

Alain Dion, Archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Washington

Des chercheurs ont fait part de progrès dans la mise au point d'une batterie lithium-air qui donnerait potentiellement aux voitures électriques une autonomie équivalente aux véhicules à essence.

Cette batterie à très forte densité en énergie peut, au stade actuel de développement en laboratoire, être rechargée plus de deux mille fois, assurent les chercheurs dont les travaux sont publiés jeudi dans la revue scientifique américaine Science.

Ces batteries également appelées lithium-oxygène ont une capacité énergétique théorique dix fois supérieure aux accumulateurs lithium-ion actuels. Elles seraient donc idéales pour doter les voitures électriques d'une autonomie de plus de 600 km par charge, ce qui serait comparable à l'essence.

De plus, ces batteries pèseront un cinquième de celles qui sont actuellement sur le marché et leur prix serait également divisé par cinq, selon ces scientifiques de l'Université de Cambridge au Royaume-Uni.

Ils sont parvenus à surmonter certaines des difficultés présentées par cette technologie. Ils utilisent ainsi des électrodes très poreuses en carbone ainsi que des substances permettant d'altérer les réactions chimiques dans la batterie ce qui permet de la rendre plus stable et plus efficiente.

Bien que ces résultats soient prometteurs, ces chercheurs estiment qu'il faudra encore au moins dix ans avant qu'une batterie opérationnelle soit mise au point.

«Ce que nous sommes parvenus à faire représente une avancée significative pour cette technologie et pourrait ouvrir un ensemble de nouveaux champs de recherche...», estime la professeure Clare Grey du département de chimie de l'Université de Cambridge, principale auteure de ces travaux.

«Nous n'avons pas résolu tous les problèmes inhérents à cette chimie, mais nos résultats font avancer les choses vers la mise au point d'une batterie pouvant bien fonctionner», a-t-elle ajouté.

Les batteries semblent pour le moment échapper aux progrès de nombreuses autres technologies de notre quotidien, qui se miniaturisent, sont plus rapides et coûtent moins chères, relèvent ces chercheurs.

Outre le fait que les smartphones pourraient être utilisés pendant plusieurs jours sans devoir être rechargés, le retard dans la mise au point de nouvelles batteries empêche l'adoption par le plus grand nombre de deux technologies propres majeures: la voiture électrique et le stockage de l'énergie solaire.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer