Du gaz naturel sous l'île d'Anticosti

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L'analyse révèle que les travaux d'exploration laissent croire que c'est à 77,5 % du gaz naturel de schiste qui sortirait des éventuels puits de production. Ce serait du pétrole pour le reste.

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Le Soleil

Le sous-sol de l'île d'Anticosti recèlerait surtout du gaz naturel, et non pas du pétrole, mais en quantités telles qu'il pourrait générer des bénéfices de 650 millions $ par pendant 75 années pour l'État.

Ces informations apparaissent dans des études préparées pour les consultations que le gouvernement tiendra dans le cadre de l'Évaluation environnementale stratégique (EES) pour les hydrocarbures de l'île située dans le golfe Saint-Laurent.

C'est une cinquantaine de rapports qui ont été rendus publics, mercredi. Le ministère des Finances en signe un sur «l'évaluation financière, l'évaluation des retombées économiques et scénarios possibles de développement de l'exploitation des hydrocarbures» sur ce territoire insulaire.

L'analyse révèle que les travaux d'exploration laissent croire que c'est à 77,5 % du gaz naturel de schiste qui sortirait des éventuels puits de production. Ce serait du pétrole pour le reste.

L'estimation des retombées économiques mentionne que les «retombées fiscales et financières, directes et indirectes pour le gouvernement du Québec [atteindraient] au moins 650 millions $ en moyenne par année».

Projections du PQ en 2014

Ce chiffre rejoint les projections que mettait de l'avant la première ministre Pauline Marois lorsqu'elle a annoncé, en février 2014, que son gouvernement investirait directement 115 millions $ dans le projet. À l'époque, Philippe Couillard, alors chef de l'opposition, trouvait l'aventure risquée et avançait que le Parti québécois «joue à la loterie avec l'argent des Québécois».

Le dossier des hydrocarbures est sujet à controverse. Il n'a pas été possible d'obtenir les commentaires du ministre des Ressources naturelles. En impromptu de presse, Pierre Arcand n'a pas voulu se prononcer s'il est moins dommageable pour l'environnement que le sous-sol recèle plus de gaz naturel que de pétrole. «Le dossier est complexe», et il y aura des audiences publiques, a-t-il noté.

Environnement

Les données économiques et énergétiques sont «en constante évolution», selon lui. Il n'a pas voulu se prononcer sur l'impact que pourrait avoir une mise en exploitation sur les engagements du Québec en matière de changements climatiques.

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