TransForce mise sur le commerce électronique

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TransForce s'attend à réaliser des revenus de 18 millions $ cette année grâce au service de livraison le jour même qu'elle offre.

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Ross Marowits
La Presse Canadienne
Montréal

Le spécialiste canadien du transport par camion TransForce se prépare pour une saison des Fêtes particulièrement occupée en raison de la popularité croissante des achats en ligne.

La société montréalaise, qui compte Amazon et Google parmi ses clients, se dit en voit d'enregistrer une importante croissance de ses revenus liés au commerce électronique.

TransForce (TSX:TFI) s'attend à réaliser des revenus de 18 millions $ cette année grâce au service de livraison le jour même qu'elle offre dans six marchés pour Amazon, le plus grand détaillant en ligne au monde. L'ajout de huit à dix autres marchés urbains devrait lui permettre de doubler ce montant l'an prochain.

La relation entre Amazon et TransForce a lentement débuté cette année sur quelques marchés, comme San Diego, Orlando et Tampa. Leur collaboration s'est récemment étendue à Los Angeles et Chicago.

Selon le chef de la direction de TransForce, Alain Bédard, le commerce électronique devrait «grandement» croître au cours des 10 à 15 prochaines années. Pendant que son concurrent Postes Canada assurera un service à travers le pays, TransForce a l'intention de se concentrer sur les grandes régions métropolitaines, comme Vancouver, Calgary, Edmonton, Toronto et Montréal.

Des villes comme Sudbury, en Ontario, Red Deer, en Alberta, Kamloops, en Colombie-Britannique et Chicoutimi sont tout simplement trop petites.

«Là où il n'y a pas de densité, comme toutes les régions éloignées du Canada, nous ne serons jamais un joueur du marché», a-t-il indiqué vendredi aux analystes lors d'une conférence téléphonique pour discuter des plus récents résultats trimestriels de l'entreprise.

Entre-temps, TransForce a indiqué qu'il était près d'annoncer la vente de ses activités de gestion des déchets parce qu'il voulait se concentrer sur les occasions d'acquisitions dans le transport par camion aux États-Unis.

La gestion des déchets est une activité très rentable, mais elle ne représente que cinq pour cent des revenus d'ensemble de TransForce. M. Bédard affirme avoir reçu des manifestations d'intérêt de la part de divers acteurs stratégiques et il croit qu'il sera en mesure d'annoncer une transaction dans les mois à venir.

TransForce aurait ensuite l'intention d'acheter une société inscrite en Bourse aux États-Unis pour créer une entreprise distincte qui se concentrerait sur le transport par camion en Amérique du Nord. Elle fusionnerait d'abord ses activités de Transport America, acquises l'an dernier, avec la nouvelle entreprise, pour éventuellement y ajouter les activités canadiennes de transport par camion de TransForce.

Par ailleurs, TransForce a affiché un bénéfice net stable pour son troisième trimestre, à 41,6 millions $. En excluant les activités abandonnées, celui-ci a grimpé à 43 millions $, par rapport à 38,6 millions $ un an plus tôt.

Le bénéfice ajusté, qui exclut les éléments non récurrents, s'est chiffré à 60,6 millions $, soit 60 cents par action, comparativement à celui de 58,1 millions $, ou 58 cents par action, réalisé un an plus tôt.

Les revenus des activités poursuivies ont progressé de 12,6 pour cent à 1,07 milliard $.

Les analystes interrogés par Thomson Reuters misaient en moyenne sur un bénéfice ajusté de 49 cents par action et sur des revenus de 1,09 milliard $.

L'action de TransForce a gagné vendredi 1,96 $, soit 8,2 pour cent, pour clôturer à 25,96 $ à la Bourse de Toronto.

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