Protection juridique des ménages

La Génération Y peu protégée

Le président de la Chambre des notaires du... (Photo Alain Dion)

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Le président de la Chambre des notaires du Québec, Me Gérard Guay.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Les adultes de la génération Y sont peu ou pas protégés, juridiquement parlant, en ce qui a trait à leur vie de couple, leur mariage ou même en cas de décès. C'est ce qui ressort d'un sondage réalisé il y a un an, commandé par la Chambre des notaires du Québec, et dont les résultats viennent d'être dévoilés.

Les mises en situation sont nombreuses pour illustrer l'importance d'être bien protégé. Dans le cas d'un couple non marié avec enfants dont un conjoint décède sans testament, ce sont les enfants qui héritent. Autre exemple: si un couple est propriétaire d'une maison et que l'un des deux perd la vie sans testament, sa moitié de la maison pourrait être cédée aux parents du défunt. Les contrats notariés protègent également les parties en cas de divorce, de séparation et même en affaires.

Le but de ce sondage, auquel ont répondu 1440 personnes via un questionnaire sur le web, était de profiler la génération Y et de déterminer si ses membres sont adéquatement protégés juridiquement. Les répondants devaient évaluer s'ils étaient confiants, inquiets ou insouciants de leur protection juridique.

Dans 46 % des cas en Estrie et 50 % en Montérégie, les adultes de la génération Y se disent confiants. D'ailleurs, ceux-ci figurent parmi les plus âgés du groupe témoin et plus de la moitié d'entre eux sont des hommes.

Si les 20-35 ans résidanten Montérégie ont eu le plus souvent recours aux services généraux d'un notaire au Québec, ceux de l'Estrie se situent en bas de la moyenne québécoise de 47 %, en matière immobilière, avec 36 %. Par contre, l'échantillon est plutôt mince. Dans le premier cas, 136 personnes ont répondu au sondage, pour 80 en Estrie.

Insouciance

«On voulait connaître d'une part le vécu des gens de la génération Y - c'est une nouvelle génération qui entre dans la vie active - et on a aussi remarqué que c'est une génération qui est peut-être plus insouciante sur sa protection juridique», indique Me Gérard Guay, président de la Chambre.

Un sentiment d'avoir la vie devant soi, les mythes reliés aux héritages, la confiance envers ses partenaires d'affaires, un manque de sensibilisation à l'école: les facteurs pouvant expliquer cette insouciance et ce manque de protection ne manquent pas, dit-il.

À partir de ces résultats, la Chambre des notaires a créé un outil web. Nommé «Protect-o-maître», l'outil permet d'obtenir un diagnostic de sa situation, souligne Me Guay, et d'analyser les possibilités qui s'offrent à soi pour se protéger.

Me Guay était à Granby jeudi pour rencontrer les notaires du district judiciaire de Bedford-Saint-Hyacinthe, qui compte 146 professionnels membres. Il s'agissait du début d'une tournée du Québec pour présenter le Protect-o-maître, les résultats nationaux et régionaux du sondage et les particularités de la génération Y.

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