Vols Bromont-Toronto : la ligne d'arrivée se profile

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Selon le directeur général de l'aéroport Roland-Désourdy, Robert Blais, des investissements «mineurs» dans les installations du site seraient nécessaires pour accueillir des vols passagers.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Après avoir traversé quelques turbulences, le projet de vols commerciaux entre Bromont et Toronto semble en voie de se concrétiser. En effet, Transports Canada a récemment vérifié la conformité des installations de la rue du Ciel pour l'accueil de vols passagers. En parallèle, des pourparlers sont engagés avec des municipalités de la région afin qu'elles deviennent propriétaires de l'aéroport Roland-Désourdy avec Bromont, Granby et Cowansville.

«Je crois que Bromont a le potentiel pour devenir un petit Burlington en offrant des vols vers Toronto. Pour que le projet lève, il faut rallier les gens d'affaires de Magog jusqu'à la Rive-Sud. Mais pas question de créer un monstre, fait valoir l'entrepreneur François Dandenault, qui pilote le comité de soutien qui vient d'être formé en collaboration avec la Régie aéroportuaire des Cantons-de-l'Est. Ça doit rester un bel aéroport régional d'appoint.»

Le Zoo de Granby, Bromont, montagne d'expériences (Ski Bromont), Teledyne Dalsa et Domaine Pinnacle, ne sont que quelques-unes des organisations qui appuient l'initiative.

D'ailleurs, M. Dandenault compte pousser la démarche un cran plus loin. Ceci en donnant aux dirigeants de l'aéroport Roland-Désourdy les moyens de leurs ambitions en recrutant de nouveaux investisseurs. «J'ai approché plusieurs villes et il y a une belle ouverture à devenir actionnaires de l'aéroport. Ça pourrait donner un second souffle [à l'organisation] parce que son budget n'a pas été indexé depuis 15 ans. L'idée, c'est de renforcer encore davantage la dynamique régionale de l'aéroport en enlevant de la pression aux municipalités qui subissent les coupures (pacte fiscal) du gouvernement», explique celui qui a chapeauté la première mouture du spectacle aérien présenté en 2014 à Bromont, préférant pour le moment taire les noms des villes enclines à emboîter le pas.

Nouvelle étape

Avant d'offrir des vols commerciaux, l'entreprise de la rue du Ciel doit recevoir son accréditation de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA), une organisation affiliée à Transports Canada.

Pour ce faire, l'aéroport doit notamment répondre aux normes de niveau 3 (petits aéroports). Un rapport découlant d'une récente visite des instances gouvernementales doit être produit sous peu, a indiqué le directeur général de la compagnie bromontoise, Robert Blais.

Les infrastructures devront toutefois subir des modifications «mineures», souligne-t-il. «On devra installer un comptoir pour recevoir les passagers. Côté sécurité, il y a la restriction des zones stériles et fouillées où transitent le personnel et les passagers. Et on devra aussi avoir un appareil à rayon X pour inspecter les bagages. Le contrôle d'accès à la piste devra également être plus serré», cite en exemples M. Blais. Celui-ci estime que «si tout se déroule comme prévu», des vols à destination de Toronto pourraient être offerts à Bromont au cours de la prochaine année.

Transporteur

Outre le son de cloche «très prometteur» de l'ACSTA, une compagnie aérienne serait dans la mire de M. Blais et ses collègues. «Comme le dossier avance assez rapidement, on a relancé nos discussions avec un transporteur en particulier. On est allés les rencontrer à quelques reprises. Ça a été très positif. Il est question que les dirigeants de l'entreprise viennent visiter l'aéroport d'ici la fin de l'année pour voir comment ils pourraient s'installer», mentionne M. Blais, un sourire dans la voix.

Pour l'occasion, une «opération séduction» est dans les cartons par l'entremise des gens d'affaires de la région. «On travaille pour monter un comité d'accueil pour recevoir les représentants du transporteur. C'est primordial de leur démontrer le potentiel de la région, entre autres au plan touristique», note le directeur général.

Rivalité

En ce qui concerne la rivalité maintes fois évoquée entre les aéroports de Sherbrooke et Bromont, M. Blais tient à mettre les pendules à l'heure. «Les gens de Sherbrooke visent davantage des vols pour [transiter] à Montréal. De notre côté, on cible une liaison directe vers Toronto. On n'a simplement pas la même clientèle. Les gens de la Rive-Sud qui sont tannés de traverser les ponts pour se rendre à Dorval, c'est un bassin potentiel énorme pour nous.»

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