À la recherche d'une meilleure vie

Trente nouveaux arrivants ont pris l'autobus à Montréal... (photo Catherine Trudeau)

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Trente nouveaux arrivants ont pris l'autobus à Montréal pour venir visiter Granby, hier, et découvrir les emplois qui étaient offerts au Salon priorié emploi. Ils ont terminé la journée dans les locaux de l'usine NSE Automatech, spécialisée dans l'usinage de précision et le câblage filaire.

photo Catherine Trudeau

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Trente nouveaux arrivants ont pris l'autobus à Montréal pour venir visiter Granby, hier, et découvrir les emplois qui étaient offerts au Salon priorité emploi. Ils ont terminé la journée dans les locaux de l'usine NSE Automatech, spécialisée dans l'usinage de précision et le câblage filaire.

La journée a été organisée par Solidarité ethnique régionale de la Yamaska (SERY) en collaboration avec trois organismes qui poursuivent le même but à Montréal, soit Alpa, Promis et Collectif. Ainsi, plusieurs nouveaux arrivants qui n'ont pas encore connu l'hiver et d'autres immigrants qui ont déjà quelques années de vie au Québec sont venus découvrir la région, dans le but d'éventuellement y vivre. S'ils trouvent un emploi, évidemment.

«Moi particulièrement, j'ai trouvé beaucoup d'offres, confie Olive Tchaha, arrivée du Cameroun avec sa fille de trois ans il y a quatre mois. Je suis dans le domaine du soutien administratif. J'ai laissé énormément de CV et j'espère que je serai retenue, que je serai rappelée par une ou deux entreprises.»

Elle habite actuellement Montréal et a trouvé sa visite agréable et enrichissante. Il faut dire que la recherche d'emploi n'est pas chose aisée pour la Camerounaise. «C'est assez déstabilisant. En fait, c'est la culture. [Quand] vous avez une façon différente de faire l'approche que ce que les gens d'ici recherchent, du coup, ça fait en sorte que vous n'arrivez pas à décrocher le poste.»

Akakpo Aimé Koutovi, lui, cherche un milieu où ses trois enfants pourront aller jouer au parc à chaque fois qu'ils le désirent, et de la sécurité d'emploi. Avec sa verdure, l'environnement de Granby «est merveilleux, dit-il. J'ai apprécié le milieu. Suffit maintenant qu'on trouve un travail qui nous attire.» Sa femme, ses enfants et lui sont arrivés du Togo il y a un peu plus de cinq ans.

Le marché québécois

Du côté de la sécurité au travail, Sylvain Perron, directeur par intérim de NSE Automatech, assure qu'ils en trouveront. Il a lui-même été appelé à travailler dans le milieu industriel à travers le monde, comme au Pakistan et en Afrique.

«J'ai vu des choses totalement aberrantes [en santé et sécurité du travail]», a-t-il lancé dans la cafétéria de l'usine. Le groupe a pu constater la différence de visu, en visitant les installations au plancher immaculé et aux règles de sécurité claires.

Il a profité de la rencontre pour répondre aux questions sur le marché du travail québécois et pour donner quelques conseils, comme le précieux sourire en entrevue.

Il recommande également aux candidats de déménager dans le secteur de la ville où ils décrochent un emploi. Si un nouveau salarié à Granby habite toujours Montréal, il voudra y retourner aussitôt qu'il trouve autre chose, évoque M. Perron.

La régionalisation

«Si vous êtes ici, c'est que vous êtes intéressés par la régionalisation, ajoute Kathleen Taylor, organisatrice de la journée. Qui dit régionalisation, dit y habiter.» Elle donne en exemple la conduite en hiver. Comme il est conseillé d'être à l'heure au bureau, les excuses reliées aux tempêtes hivernales sont moins acceptées, dit-elle.

Grâce à une subvention d'Emploi Québec, le SERY a pu louer un autobus qui a assuré le transport du groupe tout au long de la journée, dans le cadre d'un programme de régionalisation. C'est la première fois que le SERY travaille de concert avec les trois organismes montréalais en même temps.

«Ça s'est super bien passé, on a manqué de temps même, commente Mme Taylor. On a laissé deux heures pour la visite du salon et ça s'est avéré trop court. Les gens ont beaucoup aimé la ville. La grande majorité d'entre eux n'étaient jamais sortis de la ville. S'ils se fient aux gens de Montréal, ils se font dire de ne pas sortir, qu'il n'y a pas de service, qu'ils ne trouveront pas les écoles, qu'il n'y a pas de soins de santé, qu'il n'y a pas Internet.»

Rien de mieux que d'aller vérifier par soi-même et, selon elle, la qualité de l'air est la première chose qu'ils ont remarquée.

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